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 we can live like jack and sally if you want (Thrace & Biggs)

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Message we can live like jack and sally if you want (Thrace & Biggs)    • Mar 9 Mai - 19:38    



we can live like jack and sally if you want

biggs & thrace

Les faisceaux effleuraient la carlingue. D'un geste du poignet, je faisais vriller mon fidèle x-wing. D'un autre, j'évitais un tir qui aurait pu faire exploser mon fidèle astromech. C'étaient des gestes que j'avais fait des milliers de fois. Voire plus. Des l'enfance, quand je m'entraînais dans l'un des vieux vaisseaux de mon père. La vielle machine ne fonctionnait plus bien sûr, c'était un x-wing de la première génération. Mais il suffisait à faire mon bonheur d'enfant. J'imaginais les étoiles, les ennemis et les tirs qui allaient les détruire. Je n'avais peur de rien. Ni de personne. J'avais dix ans. Aujourd'hui, une vingtaine d'années plus tard, j'étais envahi de peurs. Celle de décevoir les miens. Celle de perdre les miens. Celle qui m'avait paralysé quelques jours plus tôt. Celle qui m'avait fait fuir. Rapidement, la maîtrise de mon rêve devint illusion. Et la douleur de mon bras me ramènera brusquement à la réalité.

Je relevais brusquement la tête, réveillant la charmante jeune femme sur laquelle je m'étais assoupi. Elle me gratifia d'un regard agacé avant de se laisser de nouveau aller dans les bras de Morphée. De mon côté, j'observais autour de mon, laissant mon rythme cardiaque retrouver sa mélodie habituelle. Quelques passagers commençaient à émerger tandis qu'on apercevait au loin l'arrondi de la planète désertique Tatooine. J'adressais un poli signe de la main à l'hôtesse de la navette qui m'apporta un verre d'eau, puis j'observais doucement le vaisseau de transport entamer sa descente vers la planète des sables. Un lieu neutre. Sauvage. Indomptable. Parfait pour ce que j'avais à y faire.

Quelques jours plus tôt, alors que nous faisions le bilan de nos pertes et de ce que nous savions des pertes ennemies, j'avais fait parvenir un holo - masqué au cas où il tombe entre de mauvaises mains - à ma vielle amie Thrace. Espérant qu'elle ne figurait pas parmi les victimes. La bataille fut meurtiere, et nous avait ôté espoir et amis. Cin avait péri. Comme Moira avait failli le faire. Comme tant d'autre l'avaient fait. Et de tout mon cœur, j'espérais qu'elle ne figurait pas parmi ceux qui ne verraient plus le jour. Je lui avait ainsi demandé de me retrouver ici, sur Tatooine. Planète neutre pour une amitié qui se devait de l'être. Nous combattions pour des camps ennemis, aussi rares étaient ceux qui connaissaient nos sentiments. Tuiren était l'un d'eux. Et il respectait notre amitié. Néanmoins, tous n'étaient pas aussi compréhensifs, et je m'évertuais à dissimuler cette amitié qui n'avait rien d'une trahison : nous ne parlions pas de nos camps, nous ne nous révélions rien de dangereux. Nous étions juste nous. Deux individus liés par une indéfectible amitié. Et cela ne méritait pas une cour martiale selon moi.

Je descendis de la navette, massant mon bras endolori par les secousses de l'atterrissage. Ah il était loin l'athlétique Biggs Antilles, à la musculature parfaite. Aujourd'hui, mon reflet était semblable à ce que j'étais : fatigué. Épuisé par les cauchemars qui ne cessait de me hanter. Blessé par ma lâcheté. Une barbe de cinq jours venait entourer un visage jadis rieur, une attelle retenait un bras brisé lors de la chute de mon vaisseau et une large cicatrice brillante lacerait mon dos dessiné. Telles étaient les cicatrices visibles de l'incident. J'entourais le bas de mon visage d'un tissu clair pour ne pas inhaler la poussière du désert puis m'éloignait de la ville. J'avais demandé à Thrace de me rejoindre à proximité de la ville de Mos Eispa, sur une colline de roche qui surplombait un enclos de Banthas. Un promontoire servant d'ordinaire aux bergers pour surveiller leurs troupeaux. Mais qui serait parfait pour nous : isolé, loin des regards qui pourraient crier à la trahison mais suffisement proche de la ville. Je m'installais sur la pierre rougeâtre, les soleils de Tatooine face à moi. Bien que je ne croyais que moyennement en elle, je me surpris à prier la force que mon amie soit vivante.

 pour May the Force


Dernière édition par Biggs Antilles le Jeu 25 Mai - 17:21, édité 1 fois
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Capitaine Thrace
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Message Re: we can live like jack and sally if you want (Thrace & Biggs)    • Lun 22 Mai - 18:05    


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L’eau glacée coulait sur mon visage. Les yeux clos, j’en savourais chaque goutte ainsi que le silence, la solitude. La paix. Les premiers jours suivant la bataille avaient été durs et les moments de calme étaient un luxe très précieux. Sans parler encore d’un retour à la normale, que j’ai au moins cet instant à moi attestait que le plus gros du travail étaient derrière nous.
L’eau devint plus chaude et je fronçais les sourcils. Fichu mitigeur réglé pour les critères humains, j’allais encore devoir bricoler ça. Je rouvris les yeux et sentit mon souffle se figer. Mes mains étaient écarlates et poisseuses comme l’était cette eau tiède et épaisse.
Du sang sur mes mains, sur mon visage, qui me couvrait les yeux et m’aveuglait. Une explosion derrière moi me fit sursauter et je me retournais pour faire face au charnier de Naboo, le blaster à la main, l’autre jetant mon casque au sol. Il avait été défoncé par l’impact, ça m’avait sauvé la vie mais il était maintenant inutile. Le sang m'empêchait de voir correctement, mais j’entendis ce bruit trop caractéristique, celui d’une bombe qui chutait. A couvert ! Hurla ma voix, comme déformé, différente. La bombe frappa le sol et je fus plongée dans les ténèbres et le silence, soudain.
Seule.
Je levais le regard vers un ciel aux étoiles familières, ce n’était pas le ciel de Naboo, aucun humain ne connaissait ces étoiles ci. Parmi elles, une planète se démarquait, blanche, un peu bleutée, froide et brillante, aux pôles illuminés. Familière. Tout comme l’était la forme qui s’en approchait, à l’échelle d’une planète mais coupée en deux par un énorme canon. Un canon dont un rayon rouge jaillit, mortel, pour frapper mon monde.

Mon cri fut ce qui me tira du sommeil et je me redressais haletante sur ma couchette.  
- 0020 avant la sortie de l’hyperespace. Annonça le son désincarné de l’ordinateur de bord.
- Compris. Répondis-je d’une voix encore mal assurée.
Je pris quelques longues et amples respirations, retrouvant le décor familier de mes quartiers à bord de ma navette personnelle. Les rêves ne me laissaient que rarement passer une nuit en paix, c’était le prix à payer, sans doute. Celui où je voyais Starkiller se tourner contre Csilla était l’un des plus récurent, c’était aussi l’un des plus horribles, parce qu’il ne montrait pas un évènement passé, mais la crainte d’un évènement futur. Je fermais les yeux, faisant appel à tout mon entrainement pour rétablir le calme en moi. La réalité et le présent avaient bien assez à offrir pour ne pas m’embarrasser de l’appréhension de l’avenir. Je me levais de ma couchette et attrapais mes affaires posés sur le bureau : une tenue civile, autant que l’était le but de mon voyage.
- 0005 avant la sortie de l’hyperespace. Bipa l’ordinateur de bord quand j’entrais dans la cabine de pilotage.
Je m’installais aux commandes, contemplant les lumières de l’hyperespace en attendant d’arriver à destination. Quelques jours auparavant j’avais reçu un message sur ma fréquence personnelle. Crypté, codé, toutes les précautions d’usage, mais il n’y avait pas mille personne dans la galaxie à me contacter ainsi : ceux qui pouvaient utiliser cette fréquence se comptaient déjà sur les doigts de la main. J’avais accepté l’entrevue sans hésiter, car si l’auteur de l’invitation était un résistant, il était au-delà de ça une des personnes les plus honorables que je connaisse.
La navette sortit de l’hyperespace et je marquais une légère grimace, même si j’avais reconnu les coordonnées, la vision de cette boule aride éclairée par ces soleils jumeaux provoquait en moi toujours cette même réticence. Naturellement, j’étais née sur une planète glaciaire, je pouvais résister à des températures mortelles pour des humains et m’adaptait aux ténèbres presque instantanément, c’était dire si une planète surchauffée et doublement lumineuse était faite pour me mettre mal à l’aise. En plongeant vers la surface, j'envoyais un simple message, trois mots sur une fréquence tout aussi privée. "Run'he'ah bah Csilla." La navette n'avait pas encore passé l'atmosphère que je recevais une réponse toute aussi brève. "Vun'csio'cisv. Ran'bin'he'ar." Je souris en achevant les manœuvres d’atterrissage dans le spatioport de Mos Eispa. Il était temps d’affronter le désert, je pris mes lunettes teintées et enfilais une cape brune dont la capuche devait me protéger, autant du soleil que des regards. Tatooine était neutre, mais surtout très peu recommandable. On pouvait ici trouver les meilleurs alliés comme les pires traitres. Je n’eus pas beaucoup à marcher, heureusement. Notre point de rendez-vous avait été convenu en retrait de la ville et il ne fut pas difficile de trouver l’emplacement, ni de reconnaitre la silhouette familière de Biggs Antilles.
- Tatooine ?! Sérieusement ? Lançais-je en contrebas de son perchoir tout en faisant un geste ample vers ce fichu désert. De toutes les planètes de cette galaxie, tu choisis ce tas de sable brûlant ? Mais qui vient ici par choix ? Si tu voulais ma mort il y avait des moyens bien plus rapides.
J’avais pris un ton dramatique et théâtral, bien sûr même si ce monde était l’extrême inverse de ce pourquoi mon organisme était fait, j’avais derrière moi l’entrainement et l’expérience suffisante pour survivre en situation extrême. Je râlais surtout dans l’espoir de l’amuser, mais j’aurais été une bien mauvaise guerrière si la chaleur pouvait réellement m’affecter. Je grimpais pour le rejoindre sur le promontoire depuis lequel on avait une vue appréciable des environs.
- Mais trêve de protestation… Je suis heureuse de te voir. “En vie” était l’ajout sous-entendu.
Il n’avait pas bonne mine, lui aussi avait été marqué par la bataille, sans doute pour les mêmes raisons que moi. C’était ça aussi la réalité de la guerre, deux camps vivant les mêmes choses, on avait tendance à l’oublier. Je me trouvais un espace ombragé par un gros rocher et rejetais ma capuche sans quitter mes lunettes de soleil : plus que la lumière, la chaleur m’aveuglait. Dire que j’étais capable de percevoir un corps tempéré dans un océan de glace, ici l’air lui-même irradiait.

Lexique cheunh/basic :
 

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Captain Thrace - Ice Sabre

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