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 I'll leave my love between the stars - Ian

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Angelica Celaya

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Message I'll leave my love between the stars - Ian    • Mer 24 Mai - 15:48    



I'll leave my love
Between the stars

Ian - Dune
”Que tes yeux soient sur moi seule, fermés...”

Elle l'avait dite, cette phrase, elle l'avait haleté sans même y croire, le temps d'un plaisir. Il y avait eu le,soleil par la fenêtre, traversant les rideaux, leurs corps en sueurs, et bon dieu qu'il faisait chaud. Elle devait transpirer, elle devait puer dans ses bras à lui, mais il l'embrassait encore et encore, les yeux clos. L'avait-il entendu seulement? Entre sa poitrine, le cristal semblait sans repos,  nourri de leurs battements de coeur.

C'était la fièvre, rien d'autre. La fièvre rendait les souvenirs aux malades, elle les embellissait, leur donnait des couleurs qu'ils n'avaient jamais eu. Dune doutait du soleil, dans son esprit chacune de leurs rencontres avait toujours été de nuit mais quelle importance? Elle doutait de la sueur et des étreintes aussi, comme un rêve quand contre sa poitrine il n'y avait plus aucun bijou.
La jeune femme savait pourquoi bien sûr, peut-être qu'elle le regrettait mais pour cela il lui fallait le temps d'y penser vraiment.
Un autre monde, une autre vie.
D'autres bras pour essayer de la serrer, de l'embrasser.
De la tuer.
Elle avait mal, bon dieu ça piquait. Ils avaient bien failli la coincer dans cette cantina ! Des hommes -c'était toujours des hommes qui l'attaquaient- qui souhaitaient un contrat facile peut-être, de l'argent tout autant. Il y en avait toujours, Dune n'était pas une priorité pour les autres chasseurs de primes, on se rappelait plutôt d'elle en période de vaches maigres comme contrat gardé sous le coude pour un peu de revenus quand même. Cela dépendait des uns et des autres, elle ne pouvait jamais prévoir la prochaine attaque...
Elle n'avait pas prévu celle-ci, elle s'était défendue, juste. Elle avait mordu, elle avait griffé.
L'un des hommes avait perdu patience, la frappant d'une bouteille encore pleine -et ses cheveux puaient l'alcool maintenant-, le verre lui déchirant l'épaule trop, un peu trop. Personne n'avait sorti de blaster, comme si Dune n'en valait pas la peine. On frappait avec ce qu'on avait...
Se déboîter le bras, une vieille technique mais qui marchait toujours, pour échapper à la poigne de son agresseur. Un coup de pied entre les jambes ausis -et pourquoi ils ne pensaient jamais à protéger ça, hein?-, renverser une table, perdre du temps à ça parce qu'elle était lourde lorsque le but était d'en gagner pourtant.
S'enfuir.
Les gens s'écartèrent sur son passage. Une femme à l'allure de gamine qui se fait attaquer, on ose peut être pas l'aider, mais on fait quelque chose quand même.
Un peu.

Elle avait fui dans les rues anonymes, et son bras lui faisait mal, et son épaule aussi. Bien sûr, la gauche et la droite se mélangeaient dans son esprit: Dune ne savait pas où aller. Il y avait une planque ici, sur cette planète, elle le savait, connaissait son existence.
N'avait aucun moyen de s'y rendre.
Quelque chose dans son cerveau avait toujours refusé de lire la moindre carte, de comprendre ce qu'était l'orientation, les profondeurs, les distances. Cela ne se guérissait pas, cela se contournait juste. Il suffisait de ne pas être seule -mais Dune l'était- d'avoir quelqu'un pour vous guider.
Il y avait le bruit de la nuit, le bruit de sa douleur aussi. Un coin, n'importe lequel, un coin pour pleurer ou faire comme ci.
Et puis quelque chose la porta, cette chose qu'elle avait, d'autres non, qui se réveillaient parfois.  On l'appelait la Force, et si Dune ne pouvait la contrôler, cette énergie palliait à chacun de ses sens et de ses membres imparfaits. Elle ne la guérissait pas, la rendait encore moins surpuissante, elle l'aidait juste.
Tu es seule, Dune, avec le poids de ton coeur, et je suis un peu de ce coeur, tu es seule mais je suis là, en toi...

Devant elle, la porte de la planque. Elle entra, peu de pièces, chacune vide. Personne pour partager ce repère que d'autres connaissaient, chasseurs de primes, contrebandiers... Partager des infos était un moyen de survie, parfois.
Partager des infos, c'était aussi faire entrer le loup dans la bergerie.

Il y avait un canapé défoncé, Dune s'y laissa tomber, et de ses lèvres serrées, elle laissa échapper un gémissement minuscule. Elle avait mal, beaucoup, tellement mal à vrai dire qu'elle ne savait plus comment réellement exprimer cette douleur.
Sous le canapé, une boîte à couture, l'un des occupants de la planque l'avait rempli après utilisation apparemment. Du fil, des aiguilles, une bouteille de mauvais alcool pour désinfecter...
Elle enleva sa veste. Son esprit fatigué la distrayait par des souvenirs, elle pensait à Julen bien sûr,  et puis, petit à petit, au poids d'un collier contre sa poitrine. Un collier qu'elle ne portait plus...
Faire glisser une manche de son haut, découvrir l'épaule, le dos aussi un peu, juste un peu... Ironiquement, l'épaule blessée était celle de son bras déboîté volontairement. Elle ne savait pas le remettre en plus, des gestes trop compliqués.
Elle ne savait pas, et dans sa main libre, une aiguille. Une aiguille alors qu'elle était tout autant incapable de faire rentrer le fil dans le chas.

Je peux pas...

C'était quoi alors, la fin? Par la fenêtre aux rideaux sales, la nuit vomissait ses ténèbres. Dune la regarda, sachant très bien que quelque chose d'autre n'allait pas, mais quoi?

Tu tournes le dos à la porte, espèce de bonne à rien !

Règle élémentaire de sécurité, tu parles... Mais comment faire pour s'en souvenir quand votre environnement était un monstre sans visage qui vous dévorait et vous recrachait encore et encore?
Ses épaules tremblaient, pas la lune à sa fenêtre. La lune, concentre-toi dessus, ça ira mieux...
La lune face à la porte, la lune qui lui baignait le visage, et la porte qui s'ouvrait dans un silence meurtrier.
Dune n'avait plus que son dos nu, son épaule déchiquetée à offrir.

Si tu veux me mettre un tir de blaster dans la nuque, attend au moins que j'ai relevé mes cheveux, j'y tiens...”

Et pourquoi son coeur saignait d'un coup tout autant que son épaule? La Force peut-être, lorsqu'il n'y avait rien à comprendre, rien à traduire.
Elle tourna la tête un peu, juste un peu. Assez pour que les étoiles tombent, assez pour que la lune se brise, et dans ses yeux, le reflet rouge, trop rouge, de ce qui n'aurait pas du être....

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Message Re: I'll leave my love between the stars - Ian    • Dim 13 Aoû - 23:48    






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FT. DUNE




Rythme effréné. Lumières floues.

Ian avait été entraîné toute sa vie à courir. Courir loin des ennuis. Ian était loin d'être idiot. Prêt à combattre, mais pas pour rien. Pas pour un semblant de cause perdue. Ian se battait pour des crédits. Rien de plus, rien de moins. Et quand il ne trouvait pas de raison suffisante pour sortir son blaster, il le sortait quand même.

Les ruelles étaient bondées, grouillant de monde. Certains sirotaient tranquillement leurs cocktails tandis que d'autres discutaient devant les boîtes de nuit et autres bars divertissants. Mais cette ambiance festive allait vite se terminer.  Par dessus la musique et les rires, les tirs de blasters frôlaient le contrebandier. Panique générale.

Nar Shaddaa ne changerait jamais.

Il avait esquivé les quelques tirs lasers en zigzaguant entre les passants et s'était finalement mis à couvert derrière le muret le plus proche. Douleur. Ils l'avaient cogné. Et fort. Son visage n'avait pas été épargné et son œil gauche avait prit une teinte sombre. Une main contre son cou. Le collier à la cordelette de cuir était toujours contre sa peau, à sa place. Mais impossible de savoir pourquoi. L'important, c'est qu'il était là.

Le visage baignant dans la lumière rougeâtre des néons alentours, Ian réfléchissait. Il devait gagner du temps. Le Gambler était trop loin. Beaucoup trop loin de son emplacement actuel. Quant à son holocom, il avait été détruit lors de son interrogatoire et il lui était impossible de contacter son ami de longue date.

Il y avait toujours le plan b. Autrement dit, une des nombreuses planques de la lune -souvent utilisée par des gens peu scrupuleux et traînant dans de sales affaires- qui se trouvait pas très loin. Il aurait espéré que les choses tournent autrement. Mais aujourd'hui semblait être un mauvais jour.

Tant pis.

Des tirs. Encore. L'ennemi qui avance. C'était le timing idéal pour lancer un détonateur flash. Un vrai petit bijou, qui lui laisserait le temps de fuir sans être repéré. Bruit sourd. Et le contrebandier avait déjà disparu dans les nombreuses ruelles de Nar Shaddaa.

Silhouette dans la pénombre. Dans le noir, Ian avançait en silence vers la porte de la planque, cherchant du regard autour de lui si il voyait la moindre menace.

Rien. Un silence pesant. Seul un bruit de fond, un léger bourdonnement se laissait entendre.  Pas de doute, il était seul dans les parages. Un léger picotement à son bras droit, qui se voulait de plus en plus dense. Un picotement qui brûlait presque. Qui brûlait même. Qui enflammait sa chair. Dans sa course, un tir l'avait frôlé de près. De trop près. Le tissus de sa veste avait été déchiré et Ian pouvait maintenant apercevoir un mince filet carmin s'échapper de la plaie.

Il fallait vite qu'il soigne ça et qu'il retourne en vitesse au Gambler, avant que les autres ne le retrouve. Sa main valable allait prendre son blaster. Il préférait en porter un que pas du tout de toutes façons. Il fallait bien se débrouiller.

A l’intérieur, la planque était plongée d'une lueur bleutée, presque noire. Froissement de tissus. Qui n'était pas le sien. Respiration. Qui n'était pas la sienne. Ian s'était brusquement arrêté de respirer. Il pouvait à peine discerner les courbes de la personne qui lui faisait dos. Finalement, sentant la présence d'un inconnu dans la pièce, la voix de la jeune femme brisa le silence, avant de basculer légèrement sa tête vers lui.

Doucement.

Il avait dit ça brusquement, son arme toujours pointée sur sa cible. Sa voix était rauque, laissant transparaître sa fatigue. Ian avait brusquement peur. Peur de cet inconnu. Ou plutôt de cette inconnue, au dos presque dévêtu et à la plaie ouverte.

Son regard noir parcourrait les lieux, cherchant la présence d'une arme aux côté de la jeune femme aux cheveux ébène. Rien. Ian devait le reconnaître, cette femme était apparemment seule et blessée, sans moyen de défense. Ses yeux venaient de revenir à leur point de départ.

Tourne toi.



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Message Re: I'll leave my love between the stars - Ian    • Lun 14 Aoû - 21:05    



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Between the stars

Ian - Dune

Elle ne pleurait pas, pourquoi est-ce qu'elle ne pleurait pas? Cela semblait trop simple, le revoir ainsi, le revoir aujourd'hui. En elle, Dune ne trouva aucune larme, aucun sourire, simplement le silence. Elle aurait pu en profiter pour hurler, une autre qu'elle en aurait eu le courage certainement.Qu'il la délivre, oui qu'il la délivre d'elle à nouveau, elle devait quitter son coeur ici, là, maintenant!

Ian, des ecchymoses plein le visage, lui attraper la main, ça, seulement ça mais ça non plus Dune n'y arrivait pas. Il avait les traits crispés, ses lèvres tiraient encore vers le bas, vers l'enfer comme la jeune femme avait eu coutume de dire à chacune de leurs rencontres. ”Tu danses sur l'Enfer et ton sourire y tombe déjà..”
Du seul bras valide qu'il lui restait, la brune se rhabilla un peu. Elle tremblait du bout des doigts, le blaster n'avait rien à y voir, c'était lui, seulement lui. Dune se retourna. Dans le mouvement, une douleur, parce qu'il était lent, non pas sans grâce mais...différent. Elle manquait tomber, défaillir, les yeux qui la regardaient lui semblaient inconnus lorsqu'elle savait pourtant la chaleur de leur éclat.
Combien de siècles depuis le début de cette nuit, combien de siècles depuis que le contrebandier avait franchi la porte de la cache?

”Tu es blessé...”

Ah oui, et qu'est-ce qui la mettait sur la piste: l'oeil au beurre noir ou le sang sur sa manche?! Elle se rappelait, et pourquoi elle se rappelait hein?!, une coupure un jour, une parmi tant d'autres, Dune en avait des tas. Ian soudain près d'elle, un baiser donné comme on vole un bijou, sa manière à lui. Pour qu'elle oublie le sang, la maladresse, son propre corps...Et cela avait marché. Qu'importe que tu te coupes, Dune, qu'importe que tu te blesses quand un homme est assez heureux pour t'embrasser?
Elle saignait, ils saignaient tous les deux. Ils ne s'embrassaient pas.
Avant les premières larmes qui enfin arrivaient, la jeune femme détourna la tête. Elle ne pleurait pas pour elle, elle pleurait pour lui, sa fatigue, sa douleur. Parce qu'elle allait le trahir, n'est-ce pas?
Dune ne pouvait pas le soigner, pas avec son bras déboîté, ses propres plaies. Pas avec son handicap surtout, et son coeur lâche, beaucoup trop lâche.
Je t'aime, voulait-elle hurler, comme si cela briserait le sort. Parce qu'il aurait du la reconnaître, Ian, que ce n'était pas normal.
Que ça ne le serait jamais plus.
Elle aurait pu lui saisir le visage, l'embrasser. Sauf que d'un seul bras, Dune avait peur de rater, il y avait le blaster et puis, et puis..
Eut-il été normal, se seraient-ils embrassés ainsi, comme deux amants, se seraient ils retrouvés? Non. Parce qu'ils étaient sauvages, tous les deux, parce que chacun de leur monde n'existait que par la fuite.
Ils n'avaient jamais fuit ensemble.
La jeune femme exhala un soupir comme un cri étouffé, parce que quelque chose en elle refusait de respirer lorsqu'il le fallait pourtant. Elle redressa la tête, proche, presque trop proche de l'homme, de ses yeux, de son corps, mais point de son esprit...

” Va t'asseoir, essaye de te soigner, il y a de l'alcool pour tes plaies ou pour ton plaisir, tu choisis.”

Le dire avec un petit sourire, un maigre sourire, comme une première rencontre.

”Des hommes te poursuivent, tu as pu les semer?”

Faire comme si de rien n'était, et Dune y arrivait presque. Sauf que ses yeux accrochèrent le dernier espoir qu'il lui restait un peu. Le collier, le collier que Ian lui avait offert un jour pour s'amuser à toujours mieux le lui voler pour le lui rendre. Une excuse pour la retrouver parfois, peut-être même pour penser à elle un peu certains soirs, elle ne savait pas, ne demandait pas, ne demanderait plus.
Ses yeux s'écarquillèrent, Dune ne pleura pas, se l'interdisait. La jeune femme voulu attraper le cristal, le serrer un peu entre ses doigts, y trouver des réponses qui n'existaient pas, mais le geste fut trop malhabile, sa main ne se posa pas sur le bijou mais bien sur la poitrine de l'homme, la peau dénudée là, à l'endroit du coeur.
Ce n'était pas bien, mais elle en aima chaque battement...

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Message Re: I'll leave my love between the stars - Ian    • Sam 16 Sep - 0:05    






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FT. DUNE




Son visage ne lui disait rien. Il n'avait jamais vu cette femme. Inconnu et si étrangement familier à la fois. Un sentiment iréel. Il pouvait sentir sa peau sous ses doigts, rien qu'en la regardant. Portrait perdu dans ses rêves éffacés. Et il y avait ce picotement, ce fourmillement qui s'emparait de son bras, cette sensation bien réelle. Pourquoi fallait-il autant qu'il boive ?

Tu es blessé...

Une voix douce, qui laissait transparaître son épuisement. Ses traits ressortaient dans la nuit grâce à la lueur bleuté des néons,  traversant les rideaux déchirés de la planque. La jeune femme s'était détournée à nouveau de lui, cherchant sans doute à fuir son regard, ses doigts fins cachant sa peau nue. Ian était tenté de regarder ailleurs, mais il avait suivit ses gestes, lents, tremblants. De sa main valide -qui tenait son arme, avec beaucoup trop de fermeté- il rangea son blaster d'un geste brusque, ne contrôlant presque plus ses mouvements. Dans la pièce, un silence avait envahi l'espace. Écrasant. Et ce silence étouffant continuerait pendant de longues minutes à régner dans la pièce. Le contrebandier s'appuya contre le mur derrière lui avec un léger grognement s'échappant de ses lèvres, cherchant à ôter sa veste. Ian se surprit à lancer des regards vers la jeune femme, à tenter de comprendre. Il l'avait peut-être vue dans un bar. Un bar ou ailleurs. Il était peut-être saoul ce jour là. Si seulement son portrait arrêtait de danser sous son regard. Perdu. Elle avait surgit de la nuit, des ombres. Il avait oublié son visage, et lui il semblait pourtant si inoubliable. Il baissa les yeux, cherchant autre chose à observer. Le sol, peut-être. Sale, crasseux. La fenêtre qui donnait sur la rue ? Il n'y avait personne. Il n'y avait pas de bruit. Il avait tant couru, tant fui dans les lumières, tant cherché à disparaître dans l'obscurité.

Puis il se concentra à nouveau sur son bras. Il n'avait plus que le fin tissus de sa chemise qui couvrait sa peau. D'une main tremblante, il tenta de déchirer un des morceaux arrachés de sa veste, afin de tenir son bras près de lui. Mais avant de serrer le textile contre sa plaie, il lui faudrait de l'alcool. Et il était en train d'hésiter quand à l'utilisation de ce dernier. Il mourrait d'envie de vider la bouteille dans sa gorge sèche. Peut-être son esprit arrêterait de lui jouer des tours. Peut-être que toutes ces conneries s'effaceraient en un instant. Peut-être que la douleur s'estomperait. Peut-être ou peut-être pas. Il n'avait jamais été aussi bas depuis des mois. Il n'avait jamais été aussi fatigué depuis longtemps.

La jeune femme s'était approchée. Trop près, bien trop près pour n'importe qui. Une soudaine proximité qui ne dérangeait pas l'homme. Non. Comme à son habitude, Ian afficha un sourire charmeur. Faux.

Va t'asseoir, essaye de te soigner, il y a de l'alcool pour tes plaies ou pour ton plaisir, tu choisis.

Elle avait soudainement brisé le silence. Sa voix qui semblait douce. Et forte. Le plaisir, pensait-il. Le plaisir. Le plaisir de boire un mauvais alcool dans un taudis. Il avait connu ça. De nombreuses fois. Il n'avait jamais hésité. Pourtant, ce soir là. Ian doutait. Sa vision se floutait par moment. Douleur.

Des hommes te poursuivent, tu as pu les semer?

Oui. Parler, c'est bien. S'occuper l'esprit. Si seulement elle arrêtait de le regarder.

Je préfère le plaisir d'habitude, mais ce soir je vais prendre la première option.

Il avait dit ça dans un souffle rauque, ses yeux fuyant les perles noire qui le fixait. Tristement. Il aurait pu l'embrasser. Sur un coup de tête.

Ils vont continuer à me chercher, ils sont particulièrement coriaces.

Second souffle rauque. Malgré son sourire habituel, Ian n'avait plus rien de charmant. Son visage abîmé, son œil ensanglanté, sa voix dure, ses multiples coupures sur ses joues et sur le coin de ses lèvres. Le contrebandier ne voulait pas élever la voix. Connaissant ses poursuivants, il se doutait qu'ils n'étaient pas bien loin et que la planque ne resterai pas secrète bien longtemps. Il hésita à lui adresser à nouveau la parole, sa s'ouvrant légèrement, mais il fut coupé dans son élan par la jeune femme. Ses yeux s'étaient figés sur son torse, ou plutôt sur son cou. C'est d'une main tremblante qu'elle voulu attraper le collier carmin. Un geste trop agité.

Une voix, au loin. Une voix de femme qui l'appelle. Sa chair sous ses doigts. La chaleur de son étreinte, l'empreinte des draps sur son corps endormi. Une nuit. Un rien.

Ian ouvrit à nouveau les paupières. La pénombre était toujours présente autour d'eux. Autour de lui, d'elle. Il s'éloigna de la jeune femme pour se diriger vers la banquette de cuir déchirée. Une main sur son front. Brûlant. Vision floue. Voilà qu'il se mettait à halluciner. Il s'enfonça dans le canapé mou et posa ses pieds contre  une vieille caisse en ferraille près de lui. Le regardait-elle encore ? Bordel qu'il avait mal. Pourquoi fallait-il qu'il soit toujours dans les pires histoires ? Soupir

Je te connais ? Silence à nouveau. Il me semble t'avoir déjà croisée quelque part.




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Message Re: I'll leave my love between the stars - Ian    • Mer 20 Sep - 16:49    



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Ian - Dune

C'était là, entre eux, le fantôme d'un baiser, lui et son haleine de mauvais vin, le poids de ses yeux aussi brutal, aussi violent que ses grandes mains calleuses quand il l'agrippait là, juste là.
Il ne l'agrippait pas. Dans sa tête à elle, des mots d'amour, des mots idiots comme un mauvais rêve, surnoms débiles, choses que l'on ne prononçait jamais. Pas si l'on voulait rester digne, décent. Oh Force, pourquoi avait-elle à rester debout alors que cela était trop dur?! La fatigue, la douleur, assez pour toute une vie diraient certains, quand la douleur de Dune s'étalait sur tant d'existences déjà, poids de la différence. Alors elle était là, les deux pieds plantés au sol, elle ne tomba pas, pas même quand Ian lui demanda son nom.
En silence, la jeune femme détourna la tête. La colère était là, proche, lovée en elle comme un coeur battant: c'est à moi ce collier que tu portes, A MOI.
Parce que tu me l'as offert, que tu me l'offres et me le voles à chaque fois sinon comment pourrais-tu me le donner à nouveau?
Futilités.

”C'est la fièvre, c'est rien.”

Elle prit la bouteille d'alcool dans la main valide qui lui restait et qu'elle bougeait avec peine comme chacun des membres de son corps. Contre la paroi en verre, le liquide clapota un peu.. Dune inspira alors, concentrée, tendue. Elle agrippa le bouchon avec ses dents et le recracha plus loin, là où elle peinerait à le ramasser. Aucune importance, Ian serait du genre à finir la bouteille..
En silence, la jeune femme se rapprocha de lui à nouveau. Elle vacillait à chaque pas, ne marchait pas droit, pas vraiment. Trop de fatigue, trop de douleur... Aux bras du contrebandier, lorsqu'il l'enlevait le temps d'une chambre anonyme, ça ne se voyait pas. Parce qu'il était un bateau ivre à lui seul et ne craignait pas de fendre la foule ainsi, et parfois il la portait presque.
Presque....

”Devine mon nom et je te donne la bouteille...”

Il ne le ferait pas bien sûr, lui en donnerait un idiot, lui en trouverait un idiot. Les yeux de Dune étaient rivés sur lui à présent, fiers, inquisiteurs, les reflets d'un grand fauve y dansaient un peu, le fauve qu'il avait mis en elle un jour. La jeune femme se pencha, se fichant bien de tomber puisqu'au moins ce serait dans ses bras.
Même s'il ne la rattraperait pas.
Plus.
Il l'avait fait une fois, alors que sa tête lui tournait trop entre ses lèvres et ses caresses, et que le lit s'était soudain trouvé trop petit. Comme un homme fort, il l'avait attrapé aux épaules alors que Dune basulait en arrière, là où le matelas ne la retenait plus. Après, il y avait eu d'autres baisers, des rires aussi, sa fierté à lui, d'homme, de mâle. C'était sympa, un mâle...
Elle l'effleura de ses lèvres, lui, son visage tuméfié.Parce qu'elle savait l'homme en dessous, le connaissait. Son souffle était celui du regret contre la peau du contrebandier. Finalement Dune se redressa.
Elle attendait une réponse.

Idiote....

Debout, droite, menaçante presque, feu et souvenir, Dune songea aux chemins épars sur lesquels elle pouvait s'enfuir.
Mais cela était assez...
La jeune femme attrapa par le col à la fois son amant et cet homme inconnu, se fichant bien de le blesser puisqu'il lui avait fait mal tout autant.
Elle l'embrassa.
Poussières et cendres, cela n'aurait pas du avoir ce goût là, jamais.

Une erreur...

Et comment on faisait pour reculer de telles erreurs, hein?

”Je te déteste...”

Comme cela. Quant à la voix dans sa tête, elle hurlait par delà les secrets de son coeur. Dune ne voulait pas écouter, avait-elle seulement le choix?

Il est recherché, vends le, débarrasse t'en, tu n'auras plus mal....Ouvre la porte, idiote, il suffit d'ouvrir la porte...

”Mais je vais avoir besoin de toi pour mon épaule....”

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Dernière édition par Dune Onoria le Mer 15 Nov - 14:50, édité 1 fois
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Message Re: I'll leave my love between the stars - Ian    • Ven 10 Nov - 19:00    






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FT. DUNE



La fièvre. Sans doute. La fièvre et rien d'autre. Ian cru voir de la colère sur son visage. Rien qu'un instant. Mais il n’était pas vraiment sûr de lui. Dans la pénombre, avec la douleur lancinante de son bras, il était difficile pour lui de se concentrer sur quoique ce soit. En un soupir, il passa sa main couverte de sang sur la pierre qui décorait son cou avant de la glisser sous son vêtement. Un simple geste, dénué d'émotions. Et pourtant, pourquoi voulait-il la cacher ? Impossible à savoir. Et il avait bien trop mal au crâne pour réfléchir à ça, non. Il aurait fait n'importe quoi pour un massage, à l'instant, là, tout de suite. Et c'était bien ça le problème de Ian. Beaucoup trop capricieux. Enfantin. Prêt à vendre père et mère pour avoir ce qu'il voudrait. Mais toujours avec cette indifférence sur son visage, comme si rien n'importait. Comme si tout n'était qu'une gigantesque farce pour lui.  Mais tout était important. Des gamins dans le caniveau des bas fonds de Coruscant, jusqu'au plus petit grain de sable des plages de Raxus. Ah oui la plage, pensa t-il. DK, quelques nanas à poil et un verre à la main. Oui, fantasmer, c'était la meilleure chose à faire dans ces moments là.

Mais la réalité était tout autre. Ian soupira à nouveau, prenant ses aises dans le sofa, le dossier métallique grinçant sous son poids. Il attrapa d'une main la boîte de premiers secours, cherchant nerveusement des compresses propres. Impatient, comme à son habitude, il empoigna le bord de la boîte d'un geste brusque déversant son contenu sur le canapé, avant de la jeter sans ménagement à ses pieds. Vacarme. Pourquoi était-il aussi en colère ? Ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait dans une situation pareille. Il avait vu pire. Les tirs croisés, les blessures, les grenades, le sang versé, les corps meurtris, tout ça n'était qu'une mascarade comparé à cette nuit là sur Nar Shaddaa.

Il finit par trouver une compresse qu'il s'empressa d'appuyer fermement sur sa plaie, cherchant à faire disparaître ses vieux souvenirs qui le hantaient. Un grognement de douleur.

Devine mon nom et je te donne la bouteille...

Il n'avait plus la force de parler. Il haussa légèrement un sourcil en signe de réaction. Curieux. Il était joueur après tout. Elle lui plaisait. Étrangement. Il s'en aurait souvenu d'une femme comme elle. Il se souvenait toujours des femmes qui lui tenait tête. A vrai dire, c'était celles qu'il préférait. Pour plaire à Ian, il suffisait de lui résister.

Elle s'approcha de lui comme s'il n'était qu'une proie. Certains auraient eu peur de la lumière qui dansait dans ses yeux sombres. Elle avait l'air si sûre d'elle, malgré sa difficulté à rester droite. D'autres se seraient enfuis. On dit qu'il faut toujours se méfier des inconnus. Ce n'était pas que Ian avait confiance,  au contraire, il ne la connaissait pas. Et si elle osait le moindre mouvement brusque, il lui attraperait la gorge sans aucune pitié. Il n'y avait pas de place pour la parole. Il n'y avait que le silence de la rue, le bourdonnement des néons et leur respirations autrefois rapide, devenues si soudainement calme. Cette femme sortie de nulle part des ombres de Nar Shaddaa dont il ne connaît pas l'histoire. Mais qui lui semble si familière. Elle agrippa son col, fermement, et de sa seule main valide, il empoigna la sienne en guise de réponse. Vouloir jouer c'est déjà perdre, au fond. Son visage inconnu contre le sien. Un baiser, un rien. Pourtant sa main épargnée s'était déjà glissée sur sa hanche à la recherche du moindre contact physique.

Un baiser ou rien qu'il avait dit. Un rayon de soleil qui éclaire la chambre. Leurs corps contre le mur. Des baisers par milliers qui effleurent sa peau ambrée.

Et la lumière disparue à nouveau pour laisser place à la nuit et au silence. Bordel. S'était-il endormi ? Il avait encore cette désagréable impression de déjà vu.

Je te déteste...

Ian était habitué. Ian était aimé par les femmes, un instant, un bref instant. Puis il était détesté. Sans doute car souvent elles le prenait en flagrant délit avec une autre. Ian ne se posa pas de questions.

Désolé chérie, je ne suis pas parfait...

Il avait dit ça en esquissant un sourire, juste avant de se relever du canapé afin de prendre des mains de la jeune femme -avec une certaine force et frustration- la bouteille.

Mais je vais avoir besoin de toi pour mon épaule...

En effet. Mais je vais avoir besoin d'un nom, histoire de ne pas t'oublier, tu vois ?

Il ajouta un clin d’œil avant d'arracher un bout de tissus de sa chemise sans ménagement. Il imbiba le tissus teinté de beige avec l'alcool avant de se lever -difficilement- du canapé. Le regard fatigué, il posa la petite bouteille sur la caisse de fer puis se retourna vers la jeune femme. Silence à nouveau devant elle.

Tu te déshabilles ou je le fais ?

Finalement il agrippa à son tour de col de son vêtement pour dégager la blessure afin d'appliquer l'alcool.

Bouge pas.

Il posa sa main à plat sur la plaie, avec une certaine tendresse qui ne lui était pas familière. Mais leur petit rituel fut interrompu par un bruit dans la ruelle. Des bruits de pas, au loin, résonnant contre les murs. Nombreux. Rapprochés. Puis des voix. Puis des ombres se projetant dans les rues. Ian saisit la jeune femme au bras avant de plaquer sa main valide contre ses lèvres, il emmena avec elle contre le mur le plus proche dans la pénombre la plus totale, cachés des lumières extérieures. Il fallait toujours qu'il y ai un problème.

Je suis sûr de l'avoir vu partir par là.

Vous deux, allez vers les boutiques des mécanos, il a pu se planquer là bas. Il est pas bien loin.




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Message Re: I'll leave my love between the stars - Ian    • Jeu 16 Nov - 18:42    






I'll leave my love between the stars

FT. DUNE



Il avait aimé avant elle, elle non, jamais. On attendait pas cela d'une femme après tout, et malgré le feu qui brûlait en elle, Dune ne pouvait s'échapper de tout ça:  du regard des autres, de ce qu'elle était à peu près, de ce qu'elle n'était pas. Le saisir au col, à la gorge aussi, le saisir là quelques milli-secondes avant de l'embrasser et, comme un coup de poignard, la main de Ian soudain, sur sa main à elle.
Et puis leurs lèvres, son goût à lui, son goût qu'elle connaissait. Ne pas pleurer, ne pas s'effondrer. La peur, comme une boule noire au creux de son ventre, comme la toute première fois qu'il l'avait touché peut-être alors qu'elle fanfaronnait qu'elle ne craignait rien, surtout pas les hommes.
De ses doigts, la main de Ian glissait un peu. Il ne la lâchait pas, il la tenait toujours, là, au creux de ses hanches à elle. Une main sournoise, insolente, qui n'aurait pas peur de descendre plus bas encore.
Pas une main de gentil garçon...
D'autres amants s'étaient aimés un jour ainsi. Depuis les larmes qu'elle ne versait pas Dune pouvait comprendre qu'ils n'avaient eu aucun bonheur alors, qu'il en serait de même pour eux, tous les deux. Et qu'importe?
Il voulait un nom. Pour ne pas l'oublier.
Il mentait.
L'homme l'avait déjà oublié une fois, pourtant la souffrance qu'il portait au visage par delà les coups et les ecchymoses montrait que cela n'était pas normal, n'aurait jamais du être. Dune l'avait vu effleurer le collier aussi, le cacher. Le cacher de ses yeux à elle, sans le lui rendre comme il aurait du, comme il aurait putain de du !
De nouveau la colère, et puis elle pouvait mentir après tout, donner un nom qui n'avait aucune importance. Cela la libèrerait elle, cela le libérerait, lui.
Elle pensa sans s'en empêcher, à certains de ces cafés spatiaux qui demandaient un nom pour votre boisson, à la tentation des pseudonymes affreux. Pour la première fois depuis qu'elle était arrivée à la planque, Dune se mit à rire. Pendant ce temps, Ian commença à s'occuper d'elle. Elle ne frissonna pas, du moins voulu s'en convaincre.
Je n'ai pas peur, pas de toi.
Pas de ses yeux sur sa peau nue, plus maintenant.
La jeune femme tourna la tête assez pour sentir son souffle contre elle, ses lèvres presque. Dire merci, c'était cela son attention, elle ouvrit la bouche mais même ça, la Force ne semblait pas en vouloir.
Des voix, la main de Ian contre elle. Sa tête commença à tourner comme à chaque fois que Dune perdait le repère de ses mouvements, finalement peut-être que si, elle avait peur?
Et comment l'homme la tenait-il : pour la protéger ou comme un bouclier?

Contre la paume calleuse qui bloquait ses lèvres, Dune déposa un baiser. Un baiser étrange comme elle, soudain bien plus sincère que celui du canapé. Un baiser sans haine, sans amour, juste pour lui, rempli de lui, de sa peau, de ses blessures aussi. Les gestes décalés toujours, elle lui saisit le bras, se détourna de son étreinte. Elle haussa la tête juste assez pour murmurer à son oreille des mots qu'il ne croirait sûrement pas puisque Dune n'était plus personne.

”Planque toi derrière le canapé, je m'en occupe....”

Les hommes fouillaient toutes les maisons, ils n'avaient pas de quoi s'échapper. Dune choisissait de faire face, possédant d'autres atouts que Ian sur certains points, notamment pulmonaires.
Faire face oui mais faire quoi d'autre aussi?
Sauver, trahir? Le coeur était serrée, la gorge aussi. La jeune femme n'aurait sa réponse qu'au tout dernier moment puisque ses choix à elle ne se faisaient que lorsque plus aucun retour arrière n'était possible.

Déjà, quelqu'un s'acharnait sur la porte.
Elle tremblait, Dune, ne marchait pas droit. Parvint à l'ouvrir quand même, la porte. La putain de porte...

Un homme rentra de force, la regarda. Plus grand qu'elle, musclé, quelques cicatrices sur le visage, ni jeune ni vieux, juste dangereux. Ils se firent face, se croisèrent du regard. Bien sûr, l'homme la reconnut, dans ses yeux la lueur qui n'avait pas brillé dans ceux de Ian.

”Ah, c'est toi... des hommes t'ont emmerdé il paraît?”

Silence. La phrase qu'elle ne prononça pas aussi, qui flottait entre eux quand même : les hommes m'emmerdent toujours.  
Il balaya la pièce du regard, sans doute Ian avait-il pu se cacher parce que rien n'attira son attention. Le bordel partout, l'alcool? Dune n'avait jamais eu la réputation d'être soigneuse, et puis il voyait qu'elle était blessée, se foutant sans doute un peu de ranger. La blessure, il la regarda, la peau que cela découvrait. il s'en repaissait, pas vraiment gêné....

”Tu fais quoi ici? Je suis pas étonné de te trouver, remarque: quand t'es pas dans nos pattes depuis un moment à vouloir nous faire un mauvais coup, c'est que tu vas réapparaître par magie sitôt qu'on apercevra l'ombre de la queue d'Ecken.

Et alors, voulu répliquer la jeune femme, et alors, qu'est-ce que ça peut bien te foutre, hein? C'était faux bien sûr, Dune n'avait jamais eu les moyens de protéger Ian, jamais eu l'envie non plus. Fuir ensemble au gré des hasards en se hurlant dessus, oui, en jurant que plus jamais il ne la toucherait, tout le temps. Et avant même qu'ils n'aient assez d'obscurité, avant même d'être en sécurité, sans qu'ils n'aient toujours de lits ou de draps, ils se battaient l'un contre l'autre, l'un avec l'autre à nouveau.
Pour certains hors la loi, il y avait comme une légende autour d'eux, un conte. Un mauvais conte d'amour lorsque jamais la jeune femme n'avait dit “je t'aime”, à ton amant. Elle préférait ne pas perdre de temps, ne pas se mettre en danger surtout...

Brusquement, l'homme lui tourna la tête, Dune se refusa à croiser les bras en signe de dédain. Quelque chose, au creux de son esprit, lui soufflait de les garder là, immobile....L'homme lui faisait mal, le savait, s'en foutait. Elle aussi, elle s'en foutait en fait...

”Merde, il est pas là hein? T'as pas ton collier à la con....”

”J'ai pas mon collier et j'ai toujours mes fringues, ça te suffit comme preuves?”

Il la relâcha, paru un peu gêné. La jeune femme comprit alors que le choix venait, qu'il serait violent, comme toujours.

”Tu sais, rien t'oblige à être avec lui, Dune. On peut s'associer, toi et moi...

Ils pouvaient, elle pouvait, oui. En cet instant précis, le coeur de Dune était froid... Une passion amoureuse n'apportait rien d'autre que la douleur, pas vrai? Elle pouvait l'arrêter, là, maintenant, passer à autre chose et gagner surtout. S'en sortir comme une femme forte en se vengeant des humiliations de l'oubli par le meurtre..ça se passerait comme ça dans un conte, non? La jeune femme baissa la tête, l'homme en profita alors pour lui attraper le menton avec bien plus de douceur. Il embrassait bien, ses mains étaient sages aussi, pudiques. Des mains de gentil garçon.
Celles de Dune l'agrippèrent à la ceinture. Voilà pourquoi elle n'avait pas croisé les bras : pour pouvoir faire ça.
Entre le moment où elle vola le blaster de l'homme, l'appuya contre son crâne et appuya, à peine quelques secondes. Il écarquilla les yeux, juste surpris de mourir et ouvrit un peu plus la bouche dans le baiser.
Un flot de sang se déversa alors sur Dune, ses lèvres, sa gorge, son visage. Elle en avala un peu, toussa, recracha alors que le crops de l'homme tombait sur elle, la faisant chuter aussi.

Le choix avait été fait.

”Enlève-le de moi, vite!”

Elle commençait à paniquer un peu, paniquer que Ian ne soit plus là, ait disparu. Tuer un homme ne la dérangeait pas, affronter la solitude, si.
Le tissu de ses habits s'était déchiré un peu, elle n'avait pas d'autre chemise.

”J'ai besoin de ses fringues...”






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Message Re: I'll leave my love between the stars - Ian    • Dim 4 Mar - 3:04    






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FT. DUNE



Un baiser. Un simple baiser au creux de ses doigts sales. Un simple baiser de rien contre sa paume, de la part d'une inconnue. Et dehors, l'agitation. Il resserra son étreinte et enfonça son visage dans la chevelure ambrée de la jeune femme. Ian s'oublia un instant, perdu dans le cou de Dune. Madre mia, c'est presque la plage, pensa-t-il. Sauf qu'il avait froid, qu'il était blessé et qu'il était poursuivi. Et pas par des femmes à moitié nues dans des bikinis tous riquiquis. Dure réalité. Il était pourtant habitué à devoir courir entre les étalages comme un dératé, à esquiver les coups de blaster et à parfois de pas les esquiver du tout. Et il avait aussi l'habitude d'escroquer pas mal de monde sans se faire chopper. Là, c'était raté. 30 000 crédits pour une histoire de vieux caillou qu'il avait malencontreusement fait tomber dans un caniveau, il fallait pas en faire toute une histoire. Soi-disant que c'était une chose précieuse. Un bijou minuscule et pourtant si cher. Ian l'avait vu de ses propres yeux, ça oui. Il l'avait eu entre les mains. Trente secondes. Presque. Et on racontait qu'il l'avait remplacé l'objet par un faux diamant, l'idiot. Si seulement la manœuvre avait fonctionné, il n'en serait pas là. Non vraiment, tout ceci n'était qu'un malheureux accident.

Planque toi derrière le canapé, je m'en occupe...

Et Ian revint à la réalité. La jeune femme s'était enfuie d'entre ses bras et il n'avait même pas résisté. A vrai dire, son bras lui faisait tellement mal, qu'il n'avait même pas senti qu'elle s'était échappée d'entre ses doigts valides. Il ouvrit la bouche pour parler -sans doute pour contester- mais seul un souffle rauque sortit d'entre ses lèvres.

Ian n'avait aucune confiance en elle. Et la méfiance faisait naturellement partie de son caractère peu agréable. Non tout ça ne sentait pas bon. Et son flair ne lui faisait jamais défaut. Hormis quelques fois, mais sans bien grande importance. Non cette fois ci, l'instinct de Ian ne le trompait pas. Et il était du genre à tout nier en bloc même quand il avait tort. Non, cette fille était beaucoup trop étrange. Elle semble sûre d'elle. Ian préféra ignorer sa demande pour s'enfoncer -avec peine- dans l'autre pièce à la porte manquante. Elle était plongée dans l'obscurité presque totale, les fenêtres obstruées par des plaques de métal, une seule lumière cuivrée caressant le sol qui s'échappait de l'autre pièce. Le contrebandier s'appuya sur le mur avec difficulté et un grognement se faufila entre ses lèvres entrouvertes quand il tenta de resserrer le bandage imbibé de liquide carmin. Puis ses doigts valides se dirigèrent vers l'étui de cuir à sa ceinture afin d'empoigner son vieux blaster. Sans lui, il se sentait bien vulnérable.  C'était à peine si il tenait debout.  Et il n'aimait pas ça.

Rester dans la nuit, tandis que l'intrus s'avançait dans la planque après le bruit assourdissant de la porte. Ils se connaissaient. Sans doute était-elle avec eux. Sans doute qu'elle lui mettrait à l'envers dans quelques instants. La jeune femme ne répondit pas à la question et le calme revint dans la pièce. Un calme étrangement pesant. L'homme devait observer les environs, scruter l'obscurité à la recherche du moindre indice. Mais il n'y avait que poussière, débris et sang séché ici. Ian déglutit lentement, cherchant des yeux une sortie. Mais il n'y avait nulle par où aller. Le seul moyen de s'échapper en courant vers le Gambler, c'était d'éliminer l'individu dans la pièce d'à côté. Finalement, le silence se brisa à nouveau.

Tu fais quoi ici? Je suis pas étonné de te trouver, remarque: quand t'es pas dans nos pattes depuis un moment à vouloir nous faire un mauvais coup, c'est que tu vas réapparaître par magie sitôt qu'on apercevra l'ombre de la queue d'Ecken.

Puta. La gorge du contrebandier se serra et ses sourcils s'élevèrent en signe de surprise, malgré la douleur lancinante de son bras. Il la connaissait. Et elle le connaissait. Apparemment très bien. De très près. Pour une raison qui lui était inconnue. Et surtout qu'il n'avait aucun souvenir d'elle. Elle avait vaguement un parfum reconnaissable, mais il avait tellement humé de femmes dans sa vie qu'il était dur de mettre un visage sur une odeur. Déjà qu'il avait du mal à  mémoriser d'une simple liste de courses ou de se rappeler le prénom de cette jolie femme l'autre jour au bar... Mais si il avait du mal avec les noms, il se rappelait toujours des visages qu'il croisait –ou presque toujours-. Peut-être qu'il avait déjà vu son visage auparavant. Il avait une impression étrange quand il la regardait. Pourquoi fallait-il toujours qu'il soit dans une merde pas possible ?

Merde, il est pas là hein? T'as pas ton collier à la con....

Il le savait. On venait pour ses fesses. Comme d'habitude. Finalement, la voix de la jeune femme résonna dans la pièce. Ian perdit légèrement l'équilibre en tentant de se redresser sur la brique, mais le bruit fut couvert par les paroles de la fille. Ian n'avait aucune idée de pourquoi ils parlaient de collier. Sans doute qu'elle avait volé un truc cette gamine. Les femmes, pensa-t-il en baissant les épaules et en levant les yeux au ciel. Il se concentra à nouveau sur la discussion, tendant l'oreille du mieux qu'il pouvait.

Et voilà que maintenant il lui faisait du gringue. Vraiment ils avaient pas le temps pour ça, dans l'immédiat, là. Ian se risqua à jeter un œil. Voilà que maintenant ils s'embrassaient. Il resta un instant idiot devant le spectacle avant de froncer à nouveau les sourcils. Il mis un pied devant l'autre, lentement, toujours son blaster en main, prêt à faire feu.

Le coup résonna dans la planque et se répandit en écho dans la ruelle. Mais c'était elle qui avait tiré. Dune. Ian passa sa main dans sa barbe nerveusement, le visage toujours abîmé sur lequel on arrivait à peine à distinguer une émotion.

Enlève-le de moi, vite!

Rapidement il rangea son arme et s'approcha d'elle, donnant un grand coup de botte dans le cadavre qui s'échoua sur le côté. Ian semblait à nouveau sur pied, malgré la souffrance que lui incombait son bras.

C'est avec sa main valide qu'il attrapa la sienne pour la relever avant de la pousser brusquement jusqu'au mur le plus proche. Il avait hésité un instant. Un instant. Ce n'était pas la première fois qu'il brutalisait une femme et ce n'était sans doute pas la dernière. Et il ne frappait jamais personne sans raison -enfin, c'est ce qui se disait sur lui, des vulgaires rumeurs infondées-.

Pour les vêtements on verra ça plus tard chérie. Maintenant qu'on est tous seuls, tu vas m'expliquer ce merdier. Il reprit sa respiration difficilement avant de glisser sa main contre la gorge de la jeune femme, cherchant à faire pression dessus. – Tu me connais d'où, puta ?

Seuls, oui. Un instant. Quelques minutes tout au plus. Le tir avait attiré deux hommes, dont un qui venait de poser son canon contre la tempe d'Ecken. Il relâcha doucement sa prise, ne quittant pas la chair sous ses doigts.

Merde.

Dans son dos, un des hommes esquissa un rire.

Tiens donc, tu te cachais là Ecken. Bouge pas. Il n'avait pas une voix rauque comme ce à quoi qu'il s'attendait. Non, sa voix était légèrement grave et étrangement mielleuse. Insupportable même. Une voix parfaite pour faire la promotion de produits soi disant miracles sur l'holonet. Et cet accent, beaucoup trop distingué pour un hors-la-loi. Impossible de savoir d'où il venait. Bonsoir Dune, on s’amuse bien ? Toujours collé l'un à l'autre à ce que je vois. L'inconnu glissa sa main libre à la recherche du blaster de Ian. Tu n'as pas besoin de ça.

Ian grogna, cherchant à riposter, mais l'homme appuya fortement le canon contre sa tête, penchant cette dernière sur le côté.

Tu n'as qu'à nous suivre gentiment, Ecken, ça devrait pas être trop difficile pour toi.

Ian recula d'un pas, lentement, retirant sa main brûlante de la peau de la femme. Sans rien dire, il se tourna pour donner à son adversaire un coup de poing en pleine poire, le faisant tomber dans un grand fracas. Le contrebandier toujours visé -mais par l'autre gars- se massa le poing un instant tandis que l'inconnu se redressait tant bien que mal. L'autre gaillard lui, avait tiré avec hâte, dans le mur, ratant sa cible.

Ne tire pas idiot. Il nous le faut vivant.

L'inconnu tenait son visage ensanglanté entre ses mains, cherchant à atténuer la douleur. L'homme était grand et élancé, peu musclé. Voilà pourquoi il avait été  facile de le faire valser dans les airs. Mais le détail le plus frappant était son manque absolu de cheveux sur son crâne. Pas un poil sur le caillou. Ecken esquissa un sourire. Quand à l'autre, il était beaucoup plus grand, robuste et il ne tarda pas à en mettre une à Ian, qui plia sous le coup contre le sol. Le nez en sang, il se releva difficilement. Le chauve lui attrapa le col, approchant ses minuscules yeux malsains du visage de sa victime.

J'espère que ça te fais tu bien Ecken, car c'est loin d'être terminé.




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Message Re: I'll leave my love between the stars - Ian    • Jeu 8 Mar - 23:38    






I'll leave my love between the stars

FT. IAN



On pouvait mourir d'un coeur brisé parce que les mains qui vous attaquent, qui vous étouffent ce n'est que secondaire : une douleur dérisoire quand ce qu'il y a à l'intérieur de vous ne semble plus battre. Ca ne s'arrêtait pas, la douleur : elle enflait et continuait, déchirant tout ce que Dune était ou espérait... Respirer? Plus envie, pas là, pas contre ce mur quand tout ce qui transparaissait de Ian, c'était la haine.
Chérie....
Elle n'avait rien à lui opposer, pas même son propre amour : celui-ci ne voulait plus rien dire quand Dune l'éprouvait encore sans savoir pourquoi. Peut-être parce que rien d'autre n'existait de plus réel ? Oh Créateur, que la Force les aide...
Puta.
Il l'écrasait à présent, comme n'importe quel homme. Et elle, elle tremblait de peur, elle tremblait de froid, la peau découverte, le coeur aussi.
Une autre peur remplaça celle de mourir : celle de sa mort à lui. Deux autres hommes, un blaster contre le crâne de son amant, Dune voulu se concentrer mais peinait à suivre les gestes.  Un cri de rage à l'intérieur d'elle, celui de ne pas pouvoir être plus forte, celui de ne pas pouvoir fuir aussi, parfois les deux se confondaient.
Ian la lâcha, la jeune femme n'avait plus le temps de se souvenir.

***
Une aurore comme une autre, lui déjà habillé, déjà prêt à partir. Ils ne se retenaient jamais, ils couchaient ensemble comme un simple loisir et lorsqu'ils s'embrassaient, ils ne se regardaient pas dans les yeux avant. Ils ne disaient rien non plus, rien de spécial.
Peut-être qu'ils pensaient beaucoup, à l'autre, à eux, mais c'était en ce cas dans une langue étrangère qu'ils peinaient tous deux à comprendre.
Le soleil commençait à taper sur les carreaux, par delà le rideau déchiré. La lumière était encore pâle mais suffisait à montrer les lignes de poussière dans la pièce comme autant de pauvres étincelles d'or. Dune restait allongée, un bras à moitié étendu sur le matelas, paume ouverte. Elle gardait les yeux mi clos, ne voulant pas que les rêves s'échappent. C'était rare qu'ils dorment dans les bras l'un de l'autre mais quand cela arrivait tous deux prenaient garde à agir comme si cela était une chose naturelle en soi.
Quand il partait le premier, la jeune femme avait toujours ce réflexe de garder le bras ainsi : la main ouverte comme pour lancer une prière ou recevoir un paiement, le mettre au défi. Il ne payait jamais, il partait juste. Si quelque part dans leur histoire Ian se retournait à son souvenir, c'était quand Dune n'avait plus les moyens de le voir. Elle ne l'imaginait pas faire cela cependant, s'en protégeait.
Bientôt, le soleil toucherait le bout de ses doigts, la chaleur enverrait un frisson dans le corps de la femme, la forçant à se lever, et  la chambre serait vide bien entendu...
Ce ne fut pas la lumière, là sur ses doigts, ce ne fut rien, rien d'autre que le vide. La jeune femme rouvrit les yeux, il y avait la main de Ian près de la sienne dans un geste qu'il ne pouvait finir. Il n'y arrivait pas, comme une force, une malédiction et Dune ne bougea la main pas plus. Elle le regarda, le vit sourire un peu. Il était beau, magnifique et triste tout à la fois, tout l'enfer des galaxies dans les yeux. Quand il les posait sur elle, ils étaient d'un noir de ténèbres, une éclipse en plein jour. Dune ne le remarquait que maintenant, elle prenait la peine de le regarder enfin, de le voir lui, leur tendresse aussi à tous les deux. Cela la fit sourire, ils ne parvenaient toujours pas à se toucher, pas même s'effleurer et Dune qui ne parlait jamais, préférait les silences pour ne pas avoir peur des réponses, baissa les armes pour sourire, s'offrir à lui dans une question.

”A la prochaine, alors?”

”-Comme il te plaira.”

La jeune femme comprit que pour un être égoïste comme Ian Ecken, cela ne voulait pas forcément dire oui, mais cela voulait au moins dire “je t'aime.”


***

Le courage, ça se trouvait pas sans souffrance. Dune accepta d'être féroce, accepta d'être elle-même. Elle releva la tête, redressa les épaules et sourit de ce même sourire faisant que Ian l'avait déjà aimé une fois.

Tout va bien, je garde notre amour triste dans mes yeux à moi, tu le reprendras quand tu en auras envie et le ciel aussi...

Le contrebandier encaissait les coups là que le chauve refusait de le lâcher. L'autre, le baraqué, il surveillait la rue, pas Dune.
Elle avança, contourna Tête d'Oeuf, Solas se souvint-elle, jusqu'à finalement se coller contre son dos. Il grogna, surpris, mais déjà la jeune femme pointait la vibro-lame d'un couteau sur sa gorge.
Dune n'eut pas besoin d'ordonner ou de réclamer, il lâcha Ian. Un silence lourd et pesant semblait vrombir entre eux tous, et Dune ne voulait se faire écraser par son poids.

”Qui je suis?” D'un regard, la jeune femme lui indiqua le blaster pour qu'il mette l'autre en joue. Elle, de son côté, continuait de menacer le chauve ”Je ne suis pas ta Puta, je ne l'ai jamais été.”

De la colère; encore un peu et celle-ci lui étranglerait la gorge si elle n'y prenait pas garde. Dans ses bras, Solas remua, espérant de Dune une faiblesse quelconque pour pouvoir s'en défaire. La chasseuse raffermit son étreinte cependant.

”Dune? On dirait que Ian t'a un peu oublié, ma chère....”

”Ta gueule, Solas.”

”On avait déjà lancé les paris, voir s'il avait volé le diamant pour te demander en mariage. Il semblerait que j'ai gagné : je n'ai jamais aimé votre petit couple....

Elle sentait les larmes venir, dévaler ses joues, rendre sa vision floue. Et Ian... Brusquement, la jeune femme projeta le chauve à terre dans un cri rageur, laissant au contrebandier le soin de décider s'il les tuait, lui et son complice, ou non.
Elle, elle préféra reculer, s'essuyer les yeux, le visage, se maudire un peu. Dune haussa les épaules et, incapable d'en dire plus, invita simplement Ian à faire son choix.

”Comme il te plaira...”
 




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Message Re: I'll leave my love between the stars - Ian    • Jeu 15 Mar - 9:52    






I'll leave my love between the stars

FT. DUNE



Tout était devenu brusquement flou. La pièce n'était plus qu'un amas de couleurs foncées, avec quelques touches de lumière dorée. Devant ses yeux dansait le regard de Dune. Emplis de peur. A genoux, le visage enflé aux teintes brunâtres et pourpre, Ian n'était plus rien. Ce n'était pas qu'il avait été quelque chose un jour dans sa vie de mec pitoyable, non. Ce n'était plus rien du tout. Il n'y avait plus d'émotion sur son visage. Ses yeux, pourtant si flamboyants n'étaient que vide. Ses poings étaient tremblants, resserrés sur ses jambes qui ne pouvaient plus le porter. Fatigué. Impuissant.

Il lui sembla respirer à nouveau quand son agresseur lui lâcha subitement le col, comme si cela faisait déjà un moment qu'il écrasait ses doigts fins autour de son cou. La pièce se dessina lentement à nouveau devant lui. Malgré les signes évidents de lutte et des nouvelles traces de sang sur le sol, rien n'avait changé. Il n'était toujours pas à la plage. Cette foutue plage. Cette journée était décidément beaucoup trop longue. Non s'était décidé, il avait besoin de vacances. Ian s'essuya le visage d'un revers de main, ses yeux tournés vers son adversaire désormais menacé par Dune. A nouveau son visage s'éclaira.

Deux fois, pensa-t-il. Deux fois qu'elle lui sauvait les miches. Oh Ian n'était jamais bien redevable. Même pas un merci. Les valeurs et tout le tralala, c'était pas son truc. Il avait sa fierté. Mal placée. Mais deux fois en une soirée. Et personne ne lui sauvait la peau généralement, hormis DK, bien sûr. Non, il ne pouvait compter sur personne d'autre. Et il ne voulait pas. La confiance ?  Il n'y avait que son frère d'arme qui l'avait.

Qui je suis ? Un silence. Un regard. Je ne suis pas ta puta, je ne l'ai jamais été.

Quand est-ce qu'il avait parlé de puta déjà ? Ah oui. Oups. Ce moment là. Il l'avait presque oublié. Mais Dune non. Ian soupira, cherchant dans son esprit la force de se lever, ce qu'il fit difficilement, s'appuyant sur sa main épargnée pour y arriver. Debout, vacillant légèrement, il se courba avec douleur pour attraper son vieux blaster avec un léger grognement. Il visa le costaud qui était resté en retrait. Ce dernier esquissa un sourire. C'était sûr que Ian ne faisait pas très peur avec son bras blessé et son nez cassé, rougit par les coups. Ian répondit en secouant son arme pour qu'il s'agenouille, l'air sûr de lui. Derrière l'homme baraqué, la porte était toujours ouverte. Un problème de taille. Le contrebandier jeta un regard vers Dune avant de s'avancer vers l'homme de main, lentement. Arrivé à quelques centimètres de son visage, il s'efforça de le cogner avec la crosse de son arme. Sa tête heurta le mur derrière lui et il s'effondra bruyamment contre le métal. Finalement, il se tourna à nouveau vers Dune, le visage toujours teinté de haine, sa lame contre la gorge de sa victime. Elle pouvait le faire, d'un instant à l'autre. Elle n'aurait pas sourcillé, Ian en était sûr. Il l'aurait fait, lui aussi.

Dune? On dirait que Ian t'a un peu oublié, ma chère....

Ta gueule, Solas.

Ian ne répondit rien. Il préféra fermer la porte, prenant avant le soin de vérifier la ruelle. Rien. Plus un bruit. Mais il savait que dans peu de temps, il faudrait quitter la planque. Et pour aller où ? S'était la question. Le Gambler était loin. Il était épuisé. Ses poings tremblaient encore.

On avait déjà lancé les paris, voir s'il avait volé le diamant pour te demander en mariage. Il semblerait que j'ai gagné : je n'ai jamais aimé votre petit couple....

L'homme, à quelques mètres de lui, valsa contre le sol, dans l'incapacité de finir sa phrase. Ian esquissa un sourire. Il parlait trop. Beaucoup trop. Et Ian avait l'impression de se perdre dans un flot d'informations depuis le début de la soirée. Il y avait ce diamant, et cette fille, qu'il connaissait, mais ne connaissait pas. Cette même femme qui l'avait embrassé. Cette même femme aux cheveux parfumés dans lesquels il s'était abandonné un instant. Un simple instant. Cette même femme qui se dessinait presque, maintenant, dans ses souvenirs voilés. Cette même femme qu'il avait cognée contre un mur à la recherche de réponses. Il avait maintenant l'impression que son esprit lui jouait des tours.

Comme il te plaira... Lui avait-elle dit, la gorge serrée, se glissant dans la pénombre, comme quittant la scène. Solas, lui, se releva, le visage taché de sang, le nez abimé, le visage noir de poussière.

Ian jeta un regard vers Dune puis ses pupilles marrons se figèrent à nouveau sur le visage de Solas. Il lui fit un signe -le même qu'à son acolyte- pour qu'il se mette à son tour à genoux.

Enlève ta veste. La voix de Ian était encore plus grave et rauque que d'habitude. Sa gorge était serrée, sèche. Il toussa contre le revers de sa manche, ne quittant pas du regard l'homme en face de lui qui s'efforçait d'enlever son blouson de cuir. La pièce était devenue bien silencieuse. Il n'y avait que la respiration rapide de Dune et le froissement du tissus qui parvenaient aux oreilles de Ian. Et un bourdonnement étrangement, sans doute dû à cause des coups qu'il avait pris plus tôt. A nouveau, son regard vacilla vers Dune avant de revenir sur le visage de Solas. Finalement, Ian s'approcha de ce dernier, posant le canon de son arme sans douceur sur le torse de son ennemi. Lui faire payer ses coups, Ian en rêvait, presque plus que la plage.

Ecken, t'es prêt à t'effondrer on dirait. T'as l'air usé vieux.

Le contrebandier resta muet. Ses pupilles s'étaient à nouveau rivées sur Dune, toujours cachée dans l'obscurité. Un spectacle qui lui était familier. Tristement familier. Il l'avait vu de nombreuses fois, mais sans jamais pouvoir rien faire. Sans jamais si habituer. Un sentiment indescriptible. Un sentiment qu'il avait essayé d'oublier depuis le temps. Une colère lointaine. Un sentiment d'impuissance et d'angoisse.

Un tir. Et l'homme glissa presque sans bruit face contre terre, un air étrange de stupeur fixé sur son visage. Et de la peur. Puis la sève rougeâtre se répandit peu à peu sur le métal froid. Pas même un regard vers le cadavre. Ni avant, ni après.

Ian rangea son arme encore fumante avant d'avancer sa main valide sur la veste du mort, jetée sur le sol crasseux de la planque. Lentement, vacillant, il s'approcha de Dune, posant délicatement le manteau de cuir sur sa peau, relevant ses cheveux par dessus le col avant de se glisser contre sa joue. Là il y déposa quelque chose. Un baiser peut-être. Ou peut-être s'était-il juste appuyé sur elle un instant. Son regard s'attarda quelques secondes sur son pansement de fortune qui s'était maintenant imbibé de sang.

Viens..., lui avait t-il dit dans un soupir, comme une complainte, resserrant son étreinte doucement autour de son bras valide pour la rassurer.

Il se dirigea tant bien que mal vers le canapé, jetant au passage un rapide coup d’œil à l'homme de main encore sonné. Ian s'effondra dans le sofa dans un râle, ramassant au passage la boîte en fer de fortune. Il avait beau aimer Nar Shaddaa, elle, elle ne semblait que le détester.



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I'm the space invader, I'll be a rock 'n' rollin' bitch for you, Keep your mouth shut, and I'm busting up my brains for the words. Keep your 'lectric eye on me babe, put your ray gun to my head. Press your space face close to mine, love ▻ ian
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