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 I'll leave my love between the stars - Ian

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Hors la Loi
Avatar : Angelica Celaya
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Date d'inscription : 27/04/2017

Message I'll leave my love between the stars - Ian    • Mer 24 Mai - 15:48    



I'll leave my love
Between the stars

Ian - Dune
”Que tes yeux soient sur moi seule, fermés...”

Elle l'avait dite, cette phrase, elle l'avait haleté sans même y croire, le temps d'un plaisir. Il y avait eu le,soleil par la fenêtre, traversant les rideaux, leurs corps en sueurs, et bon dieu qu'il faisait chaud. Elle devait transpirer, elle devait puer dans ses bras à lui, mais il l'embrassait encore et encore, les yeux clos. L'avait-il entendu seulement? Entre sa poitrine, le cristal semblait sans repos,  nourri de leurs battements de coeur.

C'était la fièvre, rien d'autre. La fièvre rendait les souvenirs aux malades, elle les embellissait, leur donnait des couleurs qu'ils n'avaient jamais eu. Dune doutait du soleil, dans son esprit chacune de leurs rencontres avait toujours été de nuit mais quelle importance? Elle doutait de la sueur et des étreintes aussi, comme un rêve quand contre sa poitrine il n'y avait plus aucun bijou.
La jeune femme savait pourquoi bien sûr, peut-être qu'elle le regrettait mais pour cela il lui fallait le temps d'y penser vraiment.
Un autre monde, une autre vie.
D'autres bras pour essayer de la serrer, de l'embrasser.
De la tuer.
Elle avait mal, bon dieu ça piquait. Ils avaient bien failli la coincer dans cette cantina ! Des hommes -c'était toujours des hommes qui l'attaquaient- qui souhaitaient un contrat facile peut-être, de l'argent tout autant. Il y en avait toujours, Dune n'était pas une priorité pour les autres chasseurs de primes, on se rappelait plutôt d'elle en période de vaches maigres comme contrat gardé sous le coude pour un peu de revenus quand même. Cela dépendait des uns et des autres, elle ne pouvait jamais prévoir la prochaine attaque...
Elle n'avait pas prévu celle-ci, elle s'était défendue, juste. Elle avait mordu, elle avait griffé.
L'un des hommes avait perdu patience, la frappant d'une bouteille encore pleine -et ses cheveux puaient l'alcool maintenant-, le verre lui déchirant l'épaule trop, un peu trop. Personne n'avait sorti de blaster, comme si Dune n'en valait pas la peine. On frappait avec ce qu'on avait...
Se déboîter le bras, une vieille technique mais qui marchait toujours, pour échapper à la poigne de son agresseur. Un coup de pied entre les jambes ausis -et pourquoi ils ne pensaient jamais à protéger ça, hein?-, renverser une table, perdre du temps à ça parce qu'elle était lourde lorsque le but était d'en gagner pourtant.
S'enfuir.
Les gens s'écartèrent sur son passage. Une femme à l'allure de gamine qui se fait attaquer, on ose peut être pas l'aider, mais on fait quelque chose quand même.
Un peu.

Elle avait fui dans les rues anonymes, et son bras lui faisait mal, et son épaule aussi. Bien sûr, la gauche et la droite se mélangeaient dans son esprit: Dune ne savait pas où aller. Il y avait une planque ici, sur cette planète, elle le savait, connaissait son existence.
N'avait aucun moyen de s'y rendre.
Quelque chose dans son cerveau avait toujours refusé de lire la moindre carte, de comprendre ce qu'était l'orientation, les profondeurs, les distances. Cela ne se guérissait pas, cela se contournait juste. Il suffisait de ne pas être seule -mais Dune l'était- d'avoir quelqu'un pour vous guider.
Il y avait le bruit de la nuit, le bruit de sa douleur aussi. Un coin, n'importe lequel, un coin pour pleurer ou faire comme ci.
Et puis quelque chose la porta, cette chose qu'elle avait, d'autres non, qui se réveillaient parfois.  On l'appelait la Force, et si Dune ne pouvait la contrôler, cette énergie palliait à chacun de ses sens et de ses membres imparfaits. Elle ne la guérissait pas, la rendait encore moins surpuissante, elle l'aidait juste.
Tu es seule, Dune, avec le poids de ton coeur, et je suis un peu de ce coeur, tu es seule mais je suis là, en toi...

Devant elle, la porte de la planque. Elle entra, peu de pièces, chacune vide. Personne pour partager ce repère que d'autres connaissaient, chasseurs de primes, contrebandiers... Partager des infos était un moyen de survie, parfois.
Partager des infos, c'était aussi faire entrer le loup dans la bergerie.

Il y avait un canapé défoncé, Dune s'y laissa tomber, et de ses lèvres serrées, elle laissa échapper un gémissement minuscule. Elle avait mal, beaucoup, tellement mal à vrai dire qu'elle ne savait plus comment réellement exprimer cette douleur.
Sous le canapé, une boîte à couture, l'un des occupants de la planque l'avait rempli après utilisation apparemment. Du fil, des aiguilles, une bouteille de mauvais alcool pour désinfecter...
Elle enleva sa veste. Son esprit fatigué la distrayait par des souvenirs, elle pensait à Julen bien sûr,  et puis, petit à petit, au poids d'un collier contre sa poitrine. Un collier qu'elle ne portait plus...
Faire glisser une manche de son haut, découvrir l'épaule, le dos aussi un peu, juste un peu... Ironiquement, l'épaule blessée était celle de son bras déboîté volontairement. Elle ne savait pas le remettre en plus, des gestes trop compliqués.
Elle ne savait pas, et dans sa main libre, une aiguille. Une aiguille alors qu'elle était tout autant incapable de faire rentrer le fil dans le chas.

Je peux pas...

C'était quoi alors, la fin? Par la fenêtre aux rideaux sales, la nuit vomissait ses ténèbres. Dune la regarda, sachant très bien que quelque chose d'autre n'allait pas, mais quoi?

Tu tournes le dos à la porte, espèce de bonne à rien !

Règle élémentaire de sécurité, tu parles... Mais comment faire pour s'en souvenir quand votre environnement était un monstre sans visage qui vous dévorait et vous recrachait encore et encore?
Ses épaules tremblaient, pas la lune à sa fenêtre. La lune, concentre-toi dessus, ça ira mieux...
La lune face à la porte, la lune qui lui baignait le visage, et la porte qui s'ouvrait dans un silence meurtrier.
Dune n'avait plus que son dos nu, son épaule déchiquetée à offrir.

Si tu veux me mettre un tir de blaster dans la nuque, attend au moins que j'ai relevé mes cheveux, j'y tiens...”

Et pourquoi son coeur saignait d'un coup tout autant que son épaule? La Force peut-être, lorsqu'il n'y avait rien à comprendre, rien à traduire.
Elle tourna la tête un peu, juste un peu. Assez pour que les étoiles tombent, assez pour que la lune se brise, et dans ses yeux, le reflet rouge, trop rouge, de ce qui n'aurait pas du être....

BesidetheCrocodile pour May the Force

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