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 (Sehrindra) someone to lean on

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Message (Sehrindra) someone to lean on    • Jeu 4 Mai - 21:31    



Someone to lean on

Sehrin + Ti'ilandra
Jamais Ti'ilandra n'avait ressenti une telle douleur dans la poitrine. Pas même les éclairs de force de la chevalier de ren sur Naboo ne lui avait provoqué pareil sentiment. C'était une véritable torture qu'elle taisait. Parce qu'il y avait pire, parce que Gamora vivait bien pire. Mais elle n'était pas forte comme l'étaient ses amis d'enfance. Elle n'était qu'une petite chanteuse itinérante, elle n'avait pas les épaules. Pourtant, elle voudrait tant les avoir. Prouver à Audran qu'elle n'avait pas été complètement brisée par sa mort, le rendre fier de sa soeur, peu importe où il était à présent. Oui, elle s'en voulait d'être si faible, si fragile. C'était pourtant elle qui avait demandé à rejoindre la résistance. Elle pensait, sans doute un peu naïvement, qu'après Naboo, plus rien ne pourrait l'atteindre. Elle devait à présent l'admettre : elle s'était lourdement trompée. Et maintenant, elle avait besoin de réconfort.

Elle ignorait le pourquoi, mais elle savait précisément de qui elle avait besoin. Elle savait parfaitement quels bras elle s'en allait trouver en cet instant. Peut-être qu'il la repousserait, mais le pouvait-il vraiment ? Le pourrait-il alors que ses yeux rougis ne trompait personne quant aux larmes qu'Andra venait de verser, alors que tout son corps semblait s'écraser sous le poids de la douleur. Sehrin pourrait-il véritablement l'envoyer au diable ? Il aurait de quoi, pourtant. Elle avait été détestable avec lui jusqu'à présent, ne manquant jamais de lui cracher son venin au visage. Mais elle avait aussi appris ce qu'il avait fait pour Gamora. Elle savait qu'il l'avait protégée, et au fond, elle ne le remercierait jamais suffisamment pour cela.

Finalement, la porte des quartiers de Sehrin se dressa devant Ti'ilandra. Elle hésita un instant, avant de profondément inspirer. C'était le meilleur ami d'Audran, et le temps d'une nuit, ils avaient été amants. Malgré la rancune et le dédain, il serait présent pour elle, n'est-ce pas ? De la même manière qu'elle aurait été pour lui si les rôles avaient inversés. De la même manière qu'ils auraient pu l'être s'ils s'étaient revus après la mort de son jumeau. Elle frappa trois coups contre la porte, mais lorsque celle-ci s'ouvrit, elle ne sauta pas au coup du résistant comme elle aurait tant voulu le faire. À la place, son regard buta sur le bandage qu'il portait autour du poignet. " Il ... il t'a blessé ? " souffla-t-elle, sentant tout à coup la rage prendre le dessus sur tout le reste. Sans demander son reste, elle pénétra dans la pièce, pas réellement désireuse d'à nouveau se donner en spectacle à la vue de tous " Cet enfoiré t'a blessé ?! " Elle était hors d'elle, si bien que des larmes de rage perlaient au coin de ses yeux. Passant une main nerveuse dans ses cheveux, elle plongea son regard dans celui de Sehrin " Tu vas bien ? Je veux dire ... Raaah je sais même pas ce que je veux dire " s'énerva-t-elle en poussant un long soupir. Elle était perdue. Et elle avait besoin de lui. Mais de quel droit le réclamait-elle ? Elle n'était au fond qu'une pauvre fille, pas foutue de faire face à ses propres problèmes.

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Message Re: (Sehrindra) someone to lean on    • Dim 9 Juil - 22:22    


Someone to lean on




Trop. C’en était trop. Ces derniers jours, la Résistance ressemblait de plus en plus à l’enfer pour Sehrin. Mais ce soir, c’était vraiment la goutte qui faisait déborder le vase. La goutte de trop. Depuis qu’il les avait rejoints, il savait que sa vie ne serait pas une partie de plaisir. Mais il n’avait jamais imaginé que cela serait à ce point. Il n’aurait jamais imaginé trouver l’amour, pour le perdre tragiquement quelques années plus tard. Il n’aurait jamais pensé combattre au côté de son meilleur ami, pour le voir mourir sous ses yeux. Il n’aurait jamais songé voir la jumelle de son meilleur ami rejoindre la Résistance et lui faire porter la faute de sa mort, chaque jour un peu plus. Il n’aurait jamais rêvé retrouver une amie d’enfance dans le camp adverse, désormais comme l’une de leurs prisonnières. Et encore moins la retrouver au bord de la mort, dans sa cellule, parce qu’un de leurs généraux avait pété un plomb.

Mais ce soir, c’est bien la scène qui l’avait attendu. C’était bien ce qui s’était déroulé sous ses yeux, alors qu’il était le premier à arriver sur place. Gamora, là, étendue par terre. Gamora, nue et blessée. Plus que blessée. Il avait agi sans réfléchir, dans le feu de l’action. Il avait fait ce pour quoi il avait rejoint la Résistance : sauver quelqu’un. Heureusement que du renfort était arrivé assez rapidement. Il s’était vite retrouvé désarmé. En position de faiblesse. Encore une fois incapable de protéger qui que ce soit. Exactement comme Ti’Ilandra avait eu l’occasion de lui dire, quelques jours auparavant. Alors, dès qu’il s’était assuré que Gamora était bien prise en charge et que Ray était tenu éloigné, il était parti sans demander son reste. Il avait repris son blaster et il avait fui. Tout ce qu’il voulait, c’était rejoindre sa chambre avant que l’histoire ne s’ébruite de trop et qu’on lui demanderait des comptes. Il voulait juste quelques moments de répits. Il était fatigué. Il en avait assez. La vie était trop chaotique pour lui, ces derniers temps. Juste un peu de calme, pour ce soir, avant d’affronter le monde à nouveau le lendemain matin.

Il ne savait dire depuis combien de temps il était allongé, perdu dans ses pensées, quand il entendit les trois coups frappés à sa porte. Il avait presque envie de laisser la personne derrière sa porte dans l’ignorance, de feindre son absence. Mais il s’était levé et il était allé ouvrir. C’était peut-être important. C’était peut-être Diarmuid, avec quelques bouteilles sous le bras. Il s’attendait à tout, mais certainement pas à Ti’Ilandra, les yeux indéniablement rougis. C’était sans doute ce détail qui l’avait empêché de lui claquer la porte au nez, qui lui faisait dire que, pour une fois, elle ne venait pas l’accabler de la mort d’Audran. Elle devait certainement savoir pour Gamora. L’histoire devait déjà commencer à tourner sur la base. Après tout, elles avaient été proches. Il lui était difficile d’oublier la bande de joyeux gamins qu’ils avaient formés. Elle voulait certainement de ses nouvelles, savoir si son état était aussi grave qu’on le disait. Il n’avait aucun doute que l’histoire avait déjà été exagéré. Mais il avait tout de même un peu de mal à comprendre ce qu’elle faisait devant sa porte, à lui, à « l’assassin ». Pourquoi n’avait-elle pas été voir Lyana ? Lyana, dont il n’avait jamais remarqué la présence jusqu’à ce soir. Il ne l’avait jamais reconnu, la gamine étant arrivée sur Anaxes assez tard. Il l’avait moins côtoyée que les autres : c’était presque l’âge où il avait rejoint les résistants. Mais Ti’Ilandra le savait, elle, que son amie était parmi eux. Comme presque toute la petite bande d’Anaxes, au final. Alors pourquoi diable était-elle devant sa porte ?

Il fut encore plus surpris quand elle se mit en colère après avoir vu son poignet, après qu’elle entra chez lui, sans même lui demander. Il referma la porte derrière elle. Il ne servirait à rien d’essayer de la faire sortir. Et puis, il n’était pas certain d’en avoir très envie. Peut-être qu’il avait plus besoin de compagnie qu’il ne se l’avouait réellement. Il avait besoin de quelqu’un, d’une épaule sur laquelle s’effondrer après le chaos des derniers jours. Mais là, c’était plus elle, qui en avait besoin. Sinon, elle ne serait jamais venue le trouver, lui.

« C’est trois fois rien » lui dit-il en agitant son poignet, « juste un petit coup dessus. Rien de grave ». A vrai dire, il n’en était pas sûr. La blessure n’était certainement pas grave. Ce n’était qu’un coup après tout, destiné à lui faire lâcher son arme. Il n’était sûrement pas cassé ou foulé. Mais il n’avait pas attendu que quelqu’un prenne le temps d’y jeter un coup d’œil. Il était parti immédiatement et s’était confectionné un bandage de fortune avec un bout de bande qui trainait dans sa chambre. Il éviterait de forcer dessus quelques jours. Il n’y avait vraiment pas de raisons de s’inquiéter, encore moins quand on savait l’état dans lequel était Gamora là, maintenant. Mais c’était certainement la façon qu’avait Ti’Ilandra d’exprimer sa colère, de chercher de quoi alimenter sa rage que de l’inquiétude pour lui. Mais pourtant, il ne s’en formalisa pas. Non, il était touché qu’elle demandait comment il allait. Parce qu’il avait envie que quelqu’un le fasse le premier pas, parce qu’il n’avait pas la force d’aller déranger ceux qui avait été là, ces dernières années. Parce qu’il avait besoin, là, maintenant, que quelqu’un soit présent pour lui.

Il sortit d’une armoire une bouteille de whisky et deux verres alors qu’il l’invitait d’un mouvement de tête à prendre place où elle le désirait. Il lui versa une grande lampée avant de faire pareil pour lui. Il l’avala cul sec, s’en resservit une deuxième et alla ranger la bouteille. Non, ce soir, il ne boirait pas jusqu’à oublier. Il avait juste besoin de sentir la brûlure typique du liquide ambré dans sa gorge. Pour lui rappeler qu’il était vivant. Pour lui prouver qu’il ne vivait pas un cauchemar, que le bordel était actuel était bien sa vie. Il la regarda, pour la première fois depuis qu’elle avait franchi sa porte. Elle était nerveuse, presque perdue. La Résistance ne devait pas être de tout repos pour elle non plus. Il n’avait jamais cherché à savoir comment se passait sa vie depuis qu’elle était ici. Il s’était contenté de ses égosillements.

« Je dois vraiment te demander comment tu vas ? ». Mal, évidemment. Il voyait bien que c’était ce que son corps criait. « T’as entendu pour Gamo, je suppose ? », soupira-t-il en la fixant. « Sale histoire. Saloperie de guerre » dit-il avant de saisir son verre et de le vider d’une traite. C’était trop. Ce n’était pas ce pour quoi il avait signé, en s’engageant. Ce n’était certainement pas les idéaux qu’il avait partagé avec Audran, ni ce pourquoi elle avait fini par les rejoindre. Ce n’était pas la vie qu’il avait rêvé, une vie passée effondré sous le poids des morts, de la culpabilité. N’y avait-il plus d’espoir pour lui, pour elle, pour eux ? En cet instant, il lui semblait que la guerre ne finirait jamais. Qu’il ne revivrait jamais. Mais elle, elle n’avait pas à vivre ça.

« Il n’est pas trop tard, si tu veux quitter la Résistance » lui lâcha-t-il en la regardant droit dans les yeux, « Tu n’as pas à vivre ça. C’est pas censé être comme ça. »

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Message Re: (Sehrindra) someone to lean on    • Dim 9 Juil - 22:32    


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Elle voulait le tuer. Pas Sehrin, bien entendu. Ray Nox. Elle voulait le voir se vider de son sang, agonisant. Elle se moquait de le voir souffrir, elle voulait juste que cet enfoiré ne puisse plus jamais sentir l’air s’engouffrer dans ses poumons. Mais elle ne pouvait rien faire. Pieds et poings liés, impuissante, elle ne savait plus comment exprimer sa rage. Alors elle avait pleuré et hurlé dans ses oreillers jusqu’à ce qu’elle soit trop épuisée que pour continuer. À présent qu’elle avait Sehrin devant elle, arborant un bandage au poignet, elle ressentait un regain d’énergie. Trois fois rien disait-il. Andra ne put s’empêcher de rouler des yeux en claquant sa langue contre son palais. Premièrement, trois fois rien était déjà de trop, ensuite elle n’était pas prête de le croire. Lui comme Audran avait un goût assez prononcé pour l’euphémisme. Elle était persuadée qu’à moitié mort il parviendrait à dire qu’il allait bien. Foutus héros. Incapables de s’occuper d’eux-mêmes. Devant constamment être surveillés. Andra n’avait pas signé pour ça, et pourtant, s’il le fallait, elle le ferait. Et si on lui poserait la question, elle répondrait que c’est parce que Sehrin était un ami de son frère, taisant le fait qu’elle ne pouvait tout simplement pas supporter l’idée qu’il aille mal.

La jeune femme alla s’installa sur le bord sur lit, faisant fis des conventions. Sehrin la connaissait depuis qu’elle était môme, l’avait vue grandir, devenir une femme, et en avait bien profiter d’ailleurs. Il n’allait pas se formaliser pour un cul posé sur ses draps, elle en était certaine. Elle poussa un long soupir en se saisissant du verre que lui tendait le résistant. Il fallait vraiment qu’elle arrête avec l’alcool, mais pas ce soir. Ce soir elle voulait sentir le goût âcre du whisky lui brûler la gorge.

Mal. Elle allait mal. Elle jeta un regard en biais à Sehrin, comme pour confirmer ses pensées. Elle était fatiguée, énervée, déprimée, angoissée, bref. Elle n’était plus qu’un concentré d’émotions négatives qu’elle ne parvenait plus à gérer. « Je l’ai vue au centre médical » confirma-t-elle quand il parla de Gamora. Elle n’avait pas envie de s’étendre sur la question. Sehrin savait-il le lien qui unissait la jeune-fille à Audran ? Était-il au courant de l’amour qu’ils se portaient ? Elle n’en savait foutrement rien, n’était pas certaine d’en avoir quelque chose à faire. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’aucun d’entre eux n’aurait dû quitter Anaxes. Ou peut-être, au contraire, auraient-ils dû tous fuir alors qu’ils n’étaient qu’ados. Cela leur aurait évité tant de souffrance. Saloperie de guerre comme il disait. Mais elle ne ferait pas demi-tour, malgré la réflexion du résistant « Je suis pas une lâche Sehrin. Et tu sais très bien que je suis beaucoup trop têtue que pour revenir sur une décision que j’ai prise » qu’il s’agisse de baiser le meilleur ami de son frère, ou de revenir à sa petite vie de citoyenne. « Puis, vu mon état à l’heure actuelle, j’ai bien envie de buter des gens, autant que ça serve une cause » Ti’ilandra tentait de faire de l’humour, son humour bien entendu, pas tout à fait approprié à la situation. Mais elle s’en foutait. Les cadres, les codes, les formes, elle avait donné, elle voulait juste souffler, c’était pour ça qu’elle était là. Aussi se tourna-t-elle vers Sehrin « Au fait, merci d’être intervenu pour Gamora. Je veux pas savoir ce que ce connard lui aurait fait si tu n’étais pas arrivé. » Elle s’en foutait qu’il n’ait pas pu arrêter Nox, il avait été là, et c’était tout ce qui comptait à ses yeux. Car au fond, Gamora avait été une sœur pour elle, et elle n’aurait pas supporté que Nox la viole. Là, c’est certain, elle aurait éviscéré cette enflure de ses propres mains. « T’es pas si nul au fond … » souffla-t-elle tentant un sourire, peut-être une façon pour elle de s’excuser d’avoir eu des propos aussi blessants quelques jours plus tôt. Puis, la fatigue l’emportant sur tout le reste, elle laissa sa tête reposer sur l’épaule du résistant ; elle était venue pour une épaule sur laquelle se reposer après tout. Et elle était tellement lasse qu’elle ne s’inquiétait même pas de la réaction de Sehrin, tout ce qu’elle voulait c’était souffler un peu. C’était vraiment tout ce qu’elle demandait.


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