Topsitestop1top2top3



 

Partagez | 
 

 Les étoiles brillent au nom de l'espoir - ft. Tuiren [FB]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Invité
Invité
Message Les étoiles brillent au nom de l'espoir - ft. Tuiren [FB]    • Ven 21 Avr 2017 - 2:18    

Sur Mirial, Meïko avait pu penser ses blessures mais aussi renouer avec les siens. Elle avait redécouvert sa culture, ses traditions, et elle s'en était voulu d'avoir ignoré tout ce que sa mère lui avait appris avant de disparaître. Elle avait tourné le dos à tous et à tout, dans la seule et simple idée de venger ses parents. Ça l'avait obsédé, nuit et jour, jusqu'à ce qu'elle en vienne même à rêver du visage de l'assassin qu'elle recherchait, et de l'endroit où il résidait. Meïko s'était alors sentie guidée par la force. Elle avait été persuadé qu'elle était prête, et qu'elle n'aurait pas fait ce rêve s'il en avait été autrement. Elle avait laissé la colère et le désespoir guider ses pas, et malgré le fait que tout le monde lui suggère de rester et de continuer son entraînement, elle avait fugué, trop impatiente malgré les mises en garde.

Comme elle regrette D'Qar désormais, le soir lorsqu'elle regarde le paysage froid et désertique de Mirial par la fenêtre de sa chambre. Meïko avait eu la chance de tomber sur un couple de personnes âges, anciens amis de ses parents, qui lui avaient offert un refuge sans concession. Ils avaient pansé ses blessures, lui avaient offert un logement, et l'avaient nourri. Mais elle ne veut plus abuser de leur gentillesse. Elle lève les yeux au ciel et regrette tout ces amis qu'elle a laissé tomber en fuguant sans rien dire, alors qu'elle avait tant besoin d'eux. Inévitablement, elle imagine l'atmosphère plus chaude et plus agréable de la planète, elle visualise parfaitement la base où elle a grandit, et se voit courir dans les bras de ses amis, comme si de rien n'était. Le regret la ronge, tous les jours un peu plus, et ce soir en particulier, elle sent la solitude lui étouffer le cœur. Maintenant que sa douleur physique est apaisée, et qu'il ne lui reste plus que quelques bandages et cicatrices en souvenir de son affrontement malheureux, la solitude c'est tout ce qui lui reste. Tout ce qu'elle a gagné de cette quête stupide.

Stupide ça elle l'est ! Elle a blâmé la résistance de ne pas être venu en aide à ses parents, mais elle a été si égoïste de ne penser qu'à elle. Combien déjà ont péri dans ce conflit, pour défendre la noble cause ? Ses parents n'étaient pas les premiers, et ne seront sans doute pas les derniers. Elle avait accusé ses amis, sans leur laisser la moindre chance de l'aider, et maintenant qu'elle se trouve si loin d'eux, elle ne sait pas comment demander pardon. Elle aimerait avoir la force de le faire pourtant. Mais brutalement, quand elle se met à chercher des mots dans sa tête, elle se sent si jeune, si faible, que les larmes lui montent immédiatement aux yeux. Elle serre le rebord de la fenêtre entre ses doigts pour retenir un sanglot, mais ne lui résiste pas longtemps. Écrasée par le chagrin, elle laisse finalement couler des larmes qu'elle a retenu trop longtemps. Elle abandonne son poste, et se laisse tomber par terre, en s'adossant contre le bord de son lit. Elle repli ses jambes contre elle, et vide son sac comme elle aurait dû le faire depuis le début. Elle a voulu grandir trop vite, devenir forte et responsable, et suivre la voie de sa mère au lieu de façonner la sienne. Voilà pourquoi elle a échoué si durement. Voilà pourquoi elle a tant perdu.

Elle aimerait tant retrouver cette innocence d'enfant qui la faisait sourire pour un rien, qui la faisait courir dans tous les sens pour tout voir, et qui lui donnait l'énergie de trois lions pour vivre à 200%. Aujourd'hui elle se sent épuisée, physiquement et moralement. Elle renifle, et se hisse sur son lit pour s'allonger fébrilement et trouver refuge sous sa couette chaude. Mes les sanglots reprennent. Quand elle essaye de fermer les yeux, elle se souvient encore de la violence et du mépris à laquelle elle s'est heurtée en retrouvant l'assassin de ses parents. Elle n'a pas été capable de lui porter le moindre coup. Elle a été pathétique, et cet échec l'a profondément marqué. Elle est terrifiée par ce souvenir, par la brutalité avec laquelle, elle - enfant - avait été traité. La réalité l'avait rattrapé pour la heurter de plein fouet en mettant brutalement fin à ses illusions de gamine. Elle aimerait pourtant retrouver cette inconscience tranquille qui l'habitait sur D'Qar et oublier la violence de la galaxie. Une nouvelle fois, elle songe aux coups qu'elle a reçu et se replie sur elle-même dans son lit. Comme elle aimerait se réfugier dans les gros bras costauds de Tuiren. Comme elle aimerait que Oz, Moira et les autres soient là pour former comme un rempart protecteur entre elle et le reste du monde. Mais elle est seule dans son chagrin.

Elle renifle à nouveau, et se sent pourtant lassée de cette fatigue solitaire. Elle ne réfléchit pas - elle est trop fatiguée pour ça - alors comme elle sent qu'elle ne pourra pas trouver le sommeil de si tôt, elle se redresse et attrape son holopad. Elle le fait tourner nerveusement entre ses doigts, parce qu'elle hésite encore un peu, le temps de sécher ses larmes. Elle ne sait pas quoi dire, ni à qui le dire. Elle songe, le cœur lourd, à tous les visages des gens qu'elle a dû décevoir. Et puis elle se rappelle de Tuiren, qui malgré son air mécontent et inquiet, avait pris la peine de lui faire des recommandations au lieu de se contenter de critiquer sévèrement ses intentions. Elle fait un mince effort pour se remémorer avec précision de sa voix et de ses mots, et puis en passant sa manche de pyjama sur ses joues mouillées, elle a cette brusque envie de l'entendre à nouveau.

C'est comme un besoin vital. Immédiat, violent, elle jette sa couette en avant et quitte son lit en reniflant une dernière fois avant de s'agenouiller par terre et de poser l'holopad devant elle pour enregistrer son message. Elle ne veut pas réfléchir à ses mots, ils viendront tout seuls, elle le sent. Lorsqu'elle lance l'enregistrement pourtant, l'inquiétude revient. Et si jamais il ignore son message ? Si jamais il ne veut pas s'occuper d'elle ? Si jamais il a mieux à faire que de venir perdre son temps avec une gamine incapable de prendre soin d'elle et qui fait des caprices égoïstes jusqu'à l'autre bout de la galaxie ? "Tuiren...C'est moi Meïko." Sa voix tremble un peu, mais maintenant que l'objet lui a ordonné de parler, elle ne songe plus à la réaction que pourrait avoir son précieux ami. Elle imagine seulement qu'il l'écoute à l'instant même, et aussitôt sa langue se délie. "J'ai trouvé le chasseur de prime et..." Elle hésite, parce qu'elle ne se sent pas la force de détailler son cuisant échec sur le champ. Elle n'a de toute façon pas envie d'y penser, seule dans sa chambre sombre. "Je...Je vais bien. Je suis retournée sur Mirial maintenant." Elle se rend compte trop tard de son mensonge. Non, elle ne va pas bien. Elle a besoin de lui, au plus vite, et elle regrette déjà ses mots. Les larmes lui viennent à nouveau, mais elle ne veut surtout pas pleurer pendant l'enregistrement de son message. Alors soudainement elle se met à parler très vite. "Est-ce que-" Elle inspire pour ne pas craquer au milieu de sa phrase et reprend. "Je suis désolée d'être partie. Est-ce que tu peux venir me chercher s'il te plait ? Je veux rentrer à la maison." Elle éteint l'objet aussitôt après avoir formulé sa demande - qui sonnait encore comme un ultime caprice - mais effectue l'envoi sans se poser davantage de question. Elle est encore trop jeune pour saisir les subtilités de langage entre le "je veux" et "je voudrais", surtout dans cet état. Elle ne veut pas considérer l'option que Tuiren puisse refuser sa demande, même si le simple fait d'y avoir pensé une fois la hantera toute la nuit avec cette idée terrible. Alors elle dépose son holopad sur sa table de chevet et trouve à nouveau refuge sous sa couette, comme si elle venait de faire une bêtise. Ainsi roulée en boule, elle laisse passer la nuit en silence, rongée par le regret, la culpabilité et la solitude.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
Message Re: Les étoiles brillent au nom de l'espoir - ft. Tuiren [FB]    • Jeu 27 Avr 2017 - 23:42    

Tuiren était en train de s’occuper sur la base de D’Qar lorsque le message de Meiko parvint à lui et il lui fallut un moment pour s’en préoccuper, avant de remarquer le nom qui s’affichait. Lâchant tout il s’éloigna pour revenir dans ses quartiers. Il monta les escaliers en accélérant. Il avait hâte d’entendre sa voix.

Tu t’en vas comme ca ? Tu ne peux pas partir ! Tu dois rester. Je sais que tu es prête. C’est trop dangereux.

C’était ce qu’il lui avait dit plus ou moins de justesse mais c’était la seule fois qu’il lui avait parlé depuis qu’elle était partie, parce qu’il avait fini par le faire. Ce n’était peut-être pas une bonne idée et on lui avait reproché. Laisser filer une jeune fille de cet âge. Les gens n’avait pas compris et on ne pouvait pas les en blâmer. Sauf que lui il la connaissait bien et il savait qu’elle savait se défendre. Tuiren n’avait pas dans l’habitude d’empêcher les gens de faire ce qu’ils voulaient. Surtout quand il croyait en eux. Alors il lui avait de filer et de l’appeler quand elle le voudrait.

Il s’assit à son bureau, les mains tremblantes d’appréhension. C’était stupide. Il s’était attaché à cette gosse.

Elle lui rappelait une autre fille, une qui était devenue une sœur. Gwen avait eu un jour ce rôle avant de devenir partie intégrante de la famille. A l’instar de Meiko elle avait un jour pris son envol, se décidant pour une voie qu’il n’aurait pu suivre.

Il pressa le bouton d’écoute avec empressement. Tuiren….C’est moi Meiko. Son estomac fit un bond. La voix de la jeune femme était hésitante et l’homme s’accrocha à tous les mots qu’elle prononca. Elle parlait du chasseur de prime, de son retour chez elle. Elle voulait rentrer.

Il n'attendit pas un instant de plus quand la transmission se termina. Appuyant sur le bouton de réponse, il enregistra à son tour le message.

- Je viens te chercher.

Il ne s'attarda pas à y réfléchir davantage et s'activa à se préparer, empruntant un vaisseau à la résistance, laissant les rênes de son escadron à son second, puis il décolla de la base direction de Mirial.


*****


Le monde de Meiko lui apparut finalement. Il ne le connaissait pas tant que ca, n’ayant visité l’endroit qu’un nombre limité de fois. Il tenta de se remémorer ce que lui avait dit Meiko. De ce qu’elle lui avait expliqué de longues heures durant alors qu’ils étaient seuls. Se rappeler de toutes les coutumes d’un endroit n’étaient pas chose aisée. Il parvint toutefois à s’entendre avec les habitants et à trouver son chemin. Il avait trouvé une adresse en envoyant un message à Meiko, qui lui avait répondu. Au moins elle n’avait pas changé d’avis.

Il frappa des coups discrets à l’entrée. On lui ouvrit la porte, un Miralian qui lui adressa un sourire aimable, non dépourvu de réserve.

- Bonsoir. Je suis désolé de vous déranger. Je suis ici pour voir Meiko. Elle m’a envoyé un message….Je...je suis Tuiren Yesmeth.
- Je sais qui vous êtes, Meiko m’a parlé de vous.

Il le mena jusqu’à la chambre et le laissa devant l’entrée.
Après l’avoir remercié Tuiren se retourna vers la porte, posant la main sur les commandes, et hésita avant de se rappeler qu’il fallait frapper avant.

- Meiko….C’est moi c’est Tuiren.
Revenir en haut Aller en bas
 
Les étoiles brillent au nom de l'espoir - ft. Tuiren [FB]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les étoiles brillent, mais pas autant que mes yeux quand je te vois.
» « La nuit les étoiles brillent. - Caleb I. LESTRANGE. »
» Ce n'est que quand il fait nuit que les étoiles brillent. [EunJi Hoseok / Shin Hoseok][Terminé]
» Le papillon des étoiles
» Ce soir, deux nouvelles étoiles brilleront dans le ciel. [Mort de Sanka' & Echos]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MAY THE FORCE :: Anciens RPs-
Sauter vers: