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 Masquerade - Thrace

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Message Masquerade - Thrace    • Jeu 20 Avr - 15:17    




Face to Face, my lovely Foe

Diar & Thrace
Il n'avait pas prévu de se retrouver ici, dans ce grand salon rempli de monde, les colonnes chargées de dorures, de fleurs et de décoration. Il n'avait pas prévu le grand sol lustré où le reflet des hommes et des femmes se confondaient avec la réalité, les tables de buffets froids, celles de buffets chauds un peu plus loin, les lourdes portes ouvertes, tentures écartées...
Les robes des femmes aussi, fleurs écarlates beaucoup, fleurs empoisonnées, le dos nus, les lèvres souriantes et les cheveux parfumés.
L'attitude altière des hommes dans les costumes sobres, bien coupés, singeant le maintien des guerriers.
Les guerriers n'avaient pas le dos droit pourtant, pas comme ça. Pas quand ils étaient fatigués de nombreux combats, mais Diarmuid ne pouvait rien dire ici. Ici, nul ne le connaissait vraiment, et cela était bien...
L'homme de l'ombre, l'homme de la Résistance.
Le manoir appartenait à deux frères jumeaux qui pourtant se ressemblaient fort peu. L'un conversait avec Diarmuid par échanges épistolaires depuis quelques mois à présent, bien évidemment l'adresse que le général avait donné était un leurre, de même que son nom. Être un homme de paille, la première des prudences, cela marchait.
L'autre semblait avoir des affinités bien plus sombres, il avait organisé cette fête aujourd'hui, surveillait les déplacements de son frère, et l'un ne pouvait utiliser sa fortune sans l'accord de l'autre. Une tragédie familiale, sommes-toutes, Diar comptait voir si la fidélité que son contact semblait montrer envers la défunte République et la Résistance étaient réelles cependant. Perdre du temps à vouloir séduire quelqu'un ne voulant que se jouer d'eux n'était pas envisageable, pas dans leurs plans...
C'était Diarmuid qui avait proposé la date, sans vouloir prêter attention aux réticences de l'homme. Ce n'est qu'en apprenant pour le bal masqué qu'il avait compris, mais c'était trop tard désormais, le rendez-vous était pris.
Un piège parfait pour se tromper de jumeaux....
Il avait enfilé un costume sombre évidemment, un masque blanc tout autant. Il avait vieilli le noir de ses cheveux, les rendant plus gris, bien plus gris, accentué au maquillage les traits de son visage, les rides. Cela restait sobre, juste assez pour se donner une fausse idée de son apparence.
Giskar.
Giskar, l’insaisissable, celui qui venait vous voir pour vous glisser à l'oreille un mot, un seul: Liberté.

Quelques femmes tournèrent le regard vers lui, peut-être danserait-il un peu, il ne savait pas. On lui avait glissé une coupe d'alcool dans la main, mais Diar ne buvait pas encore. Il réfléchissait. L'autre jumeau ayant organisé la fête, des sympathisants du Premier Ordre se trouvaient ici. Des sympathisants ou peut-être plus, impossible de savoir.
Un peu plus loin, l'orchestre commença à jouer. Combien de ses gars étaient en mission eux aussi, loin, trop loin, dans la boue d'une planète quelconque ou le vide de l'espace? Combien rêvaient d'un pareil faste, d'un repas, d'un vrai repas et de femmes pour leur sourire?
Des pensées dangereuses, tristes, trop tristes. Alors il but une gorgée. Une femme assez vieille pour être sa mère -”pardon maman”, pensa-t-il en même temps- commença à lui parler, gloussant un peu trop pour son âge. Selon elle, des espions terroristes de la Résistance se trouvaient ici.

Ah bien, soit son contact n'était pas la personnalité dominante parmi les deux jumeaux et avait parlé, soit il s'agissait d'un fantasme commun aux soirées mondaines. Dans les deux cas, Diarmuid prit note de bien signifier qu'il fallait abandonner cette piste concernant un possible financement.
Il s'éclipsa juste assez avant que la rombière ne lui agrippe le bras pour une danse, saisit une coupe pleine après avoir terminé de vider l'autre et...bouscula une femme comme le parfait gentleman qu'il était.

Madame, veuillez m'excuser

Il inclina le torse et la tête légèrement en un geste d'excuse, et prit enfin le temps de regarder la malheureuse.
Sous le masque se devinait des yeux rouges, et la peau de la main qu'il avait saisi pour y déposer ses lèvres en un rapide baiser était pâle peut-être, bleue surtout.

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Message Re: Masquerade - Thrace    • Mer 26 Avr - 22:53    


Masquerade
Masquerade

Le danger pouvait prendre bien des formes, mais rares étaient les formes qui m’étaient aussi peu familière que celles des mondanités. Ce monde factice, inconsistant où une main amie était parfois infiniment plus meurtrière qu’un bon vieux blaster, jamais je ne pourrais m’y sentir tout à fait à ma place. Pourtant, c’était mon élément, en un sens. Une part de mon enfance, celle que j’avais mis derrière moi en rejoignant l’armée, avait pourtant été celle de l’enfant d’un représentant de la huitième famille régnante, côtoyant les plus grands noms des dirigeants chiss, les plus beaux endroits de Csilla, tout ce que notre culture pouvait offrir de plus beau. Les intrigues, que ce soit chez les Chiss ou chez les autres espèces, revêtaient souvent un même visage.
L'épreuve du jour pourtant ne comporterait pas de visage, littéralement, car c’était à une fête masquée que j’avais été conviée. Pas moi directement mais plutôt le Premier Ordre qui devait être représenté et, d’après l’invitation, il semblait clair que c’était plutôt Thrawn qui était concerné. C’était donc à moi de m’en charger.
Cet arrangement n’avait pas semblé décevoir les hôtes de cette fête, ou l'hôte, car je n’avais pas encore déterminé si c’était l’un ou l’autre de ces frères, ou les deux qui en étaient à l’origine. Si mon visage ne serait pas révélé, ni même mon nom, eux savaient qui étaient présent et déjà le mien avait été associé avec la prise de Theed. Peut-être qu’ils faisaient partie de ces gens qui pensaient qu’influence militaire et influence politique allaient toujours de paire, je n’avais pas cherché à les démentir. Je restais donc prudente, cherchant à évaluer pourquoi quelqu'un du Premier Ordre avait été invité à cet événement. J’évoluais à présent dans la foule avec une aisance feinte, fruit d’année de travail dans mon attitude pour toujours avoir l’air confiante, quand tout en moi aurait souhaité être ailleurs.
J’étais pourtant resplendissante dans cette robe : par jeu, je l’avais choisie blanche, juste ornée de mauve, elle était très sobre dans ses couleurs et portait un unique motif discret évoquant les armoiries de la huitième famille régnante Chiss, en blanc sur blanc, juste suggérée par un jeu de texture dans le tissus. Le masque couvrait mon visage, à défaut de cacher mes yeux, mais dissimulait les marques de mes plus récentes blessures. C’était une dissimulation minime et même un peu inutile, vu que la robe laissait parfaitement deviner bien d’autres blessures, plus anciennes. J’étais certaine que cela ne manquerait pas d’alimenter les commérages, auquel je ne comptais pas participer. Que pouvaient bien comprendre des civils à tout ça ?
Je les observais d’ailleurs, un peu en retrait, savourant la musique à ma manière, boudant pour le moment les danses et l’alcool. Je n’avais encore que peu échangé avec les autres convives, j’analysais les comportements, qui allait vers qui, avec quelle attitude, quel jeu se jouait ici. Danser viendrait peut-être, mais pour le moment, je m'imprégnais de l’atmosphère. Après mure réflexion, je fis quelques pas vers un plateau avec l’intention de prendre un verre. Je fus coupée dans mon avancée par un obstacle imprévu. Un homme qui me heurta de plein fouet et qui s'excusa aussitôt, je grimaçais un peu sous mon masque, un peu à cause de ce contact imprévu, un peu à cause du choc. Son geste d'excuse était sans doute le plus correct dans la situation et je réprimais mon réflexe de recul au contact de ses lèvres sur ma main. Ça aurait pu être mal interprété, je savais que c'était un geste formel de salut chez les humains, d'un homme vers une femme uniquement. C'était une marque de respect, aussi étrange que ça puisse me parraître.
- Il n’y a pas de mal.
J’observais l’homme qui m’avait heurté. Quelque chose dans sa voix avait éveillé mon attention, comme si je l’avais déjà entendu avant. Mais une brève phrase ne m’avait pas donné assez d’information pour raccorder avec d'éventuels souvenirs et parfois les voix, surtout avec de tels masques, pouvaient s’en trouver suffisamment modifiée pour qu’on ne puisse plus les identifier correctement. Cela me reviendrait peut-être, ou alors ce n'était que mon imagination.
- Vous par contre, vous semblez avoir des problèmes.
Je désignais rapidement du menton la vieille humaine qui semblait avoir pris mon intercepteur en chasse. Étais-ce elle que cet homme fuyait avec une telle hâte qu’il m’avait percutée ? Ça y ressemblait bien et comme il semblait plutôt courtois, je me sentais d’humeur à lui rendre un petit service. Il y avait certains codes chez les humains qui semblaient imposer à ce que les femmes devaient attendre d’être invitées par un homme, qu’il fasse le premier pas, ce genre de choses. Mais je n’étais pas une diplomate et la nécessité d’une diversion semblait plutôt évidente. Avec un sourire, invisible sous le masque, je lui tendis une main, celle qu’il avait prise juste avant.
- Puis-je vous suggérer de nous éloigner ? Je veux dire, de danser ? Mes pensées m’avaient rattrapée, je n’étais clairement pas habituée aux mondanités.

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Message Re: Masquerade - Thrace    • Sam 29 Avr - 19:28    




Face to Face, my lovely Foe

Diar & Thrace
Danger, hurlait une voix à l'intérieur de sa tête, et cela aurait pu être Shirakz, cela aurait pu être une folie simple aussi, cachée. Danger, pourquoi, pour les yeux rouges et la peau bleue? Qu'est-ce qui rendait alors l'inconnue si dangereuse? Le fait qu'elle lui ressemble, simplement. Lui ressemble mais soit Autre tout autant.
Diarmuid ne se départait pas de son sourire, lui le charmeur, le séduisant. Ils se faisaient face, l'un comme l'autre, et par un étrange réflexe, aucun des deux ne cillait. “Nous sommes les prédateurs”, aurait pu penser Diar, mais il peinait trop à accrocher encore aux prunelles rouges pour songer clairement. Cela restait au rang de simple intuition glissant sur son épiderme, pas plus...
Le masque ne lui couvrait pas le bas du visage, sans doute une ironie pour la Chiss car le chevalier qu'elle côtoyait ne cachait que cela, lui, se fichant bien du regard, mais Diar n'avait aucun moyen de le savoir. Et les yeux étaient ce qu'il dissimulait de lui.
Derrière eux, l'orchestre entama un nouveau morceau entêtant. Une valse, encore, et les couples évoluant sur la piste étaient rigides, sans grâce, perdus dans leurs robes, perdus dans leurs costumes. Perdus dans ce qu'ils n'étaient pas, des hyènes se voulant lions, guépards.
Et la pensée vint de nouveau, parfaitement formulée cette fois ci, alors que la jeune femme proposait une danse “Nous sommes les prédateurs”.

Il accepta, hochant la tête en souriant toujours et, d'un mouvement fluide, la mena jusqu'à la piste de danse, serrant sa main dans la sienne, simplement. Face à face, Diarmuid leva la main qu'il tenait et commença à positionner son autre bras dans le dos de la jeune femme, avant d'y sentir les boursouflures légères causées par des cicatrices certainement anciennes. Il hocha la tête, pas vraiment un geste d'excuse totalement, plutôt de compréhension, et plutôt que de la tenir, replia son propre bras, poing serré, derrière son dos. Ainsi, bien que parfaitement face à face, le simple contact qu'ils partageaient était celui de leurs doigts entrelacés. Doigts qu'il lâcha pour laisser à la jeune femme le soin de tenir son épaule, quand à lui, il lui saisit la hanche simplement
L'homme laissa mourir la dernière mesure, les yeux dans les pupilles de Thrace -il parvenait à mieux la regarder à présent, à comprendre où positionner ses propres yeux un peu- et alors qu'une autre s'entamait, commença la danse.
Il savait oùt bouger, il savait comment bouger surtout, guidant sa partenaire dans des pas mesurés pour que flotte la robe autour de leurs jambes à tous les deux. L'un comme l'autre possédait quelque chose de félin capable de les démarquer de tous les autres groupes de danseurs au delà du couple inhabituel qu'ils offraient.

”Vous êtes douée, non ne regardez pas vos pieds.... Alors, quel est le nom de ma sauveuse?”

L'idée de séduire la jeune femme commençait à lui sembler plaisante. Pourquoi? Parce que ses cicatrices intriguaient Diarmuid, ety que les toucher dans un tout autre contexte pouvait amener autant -voir plus- de réponses qu'en posant des questions à l'entourage de la jeune femme sûrement présent lui aussi.

”Il n'y a pas une histoire avec vos noms, d'ailleurs? J'avoue ne connaître des Chiss que les rumeurs sur le Grand Amiral Thrawn”

Et quelque chose dans la forme des yeux lui rappela soudain des portraits croisés sur l'holonet. Qui pouvait dire cependant jusqu'à quel point un Chiss pouvait sembler semblable à un autre?

”Peut-être êtes vous sa fille? En ce cas faites attention, quelqu'un du nom de Giskar semble être de la fête lui aussi. Je ne sais pas de qui il s'agit mais au vu de la manière dont en parlaient certains convives, il semble presque...dangereux?”

Les meilleurs mensonges étaient ceux au plus proche d ela vérité, oui Giskar était ici et, bien qu'il ne le sache pas encore, la femme qu'il tenait dans ses bras était du même sang que son pire ennemi.

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Message Re: Masquerade - Thrace    • Sam 13 Mai - 22:02    


Masquerade
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Il soutenait mon regard sans se départir de son sourire et je sentais presque sa réflexion dans le sien. Est-ce qu’il savait qui j’étais ? Les Chiss n’étaient pas communs en dehors de l’Ascendance et la plupart servaient à bord du Precursor. Parmi eux, plus rares encore étaient ceux qu’on pouvait s’attendre à voir dans ce genre de fête.
Je savais que je prenais des risques, mais ici comme ailleurs le risque faisait partie intégrante de ma vie, à chaque instant. A bord de mon vaisseau où une attaque pouvait se terminer par une explosion de duracier et de corps déchiquetés dans le vide spatial, au sol, chaque fois que j’apparaissais en public, le risque, toujours. Même dans mon bureau je restais vulnérable à une trahison, d’un proche peut-être. Auprès des Ren, des risques encore quand ma loyauté n’allait pas toujours tant à Snoke qu’elle ne l’aurait dû. Je n’étais pas plus en danger ici, avec cette robe pour toute armure.
Armure qui ne me protégeait pas de son sens du toucher non plus, je réprimais mon réflexe de me raidir quand je sentis ses doigts sur mon dos, vers la cicatrice que l'étoffe pouvait cacher à la vue, mais pas à une main un peu attentive. Et cet homme était attentif. Je dansais parfois, souvent avec des personnes que je connaissais, qui me connaissaient déjà et qui soit prenaient garde à ne pas approcher mes blessures, soient y étaient habitués. Les autres n’y faisaient simplement pas attention. Lui, je sentis son mouvement s’interrompre et vis son hochement de tête à peine marqué : il avait compris. Il changea alors d’approche, je lui en fus reconnaissante.
J’aimais bien danser. C’était étrange vu ma réticence à accepter la proximité physique avec la plupart des gens, mais la danse était l’une des rares exceptions où je le tolérais. Où même je pouvais l’apprécier. Cela dépendant aussi beaucoup du cavalier. La valse qui me proposa m’était inconnue mais je n’eus pas de mal à comprendre où il voulant en venir, je pris son épaule et me laissa guider. Ce soir il semblait que j’étais particulièrement bien tombée. Trop souvent j’en venais à guider, un peu malgré moi, peut-être l’habitude de diriger et de prendre les décisions. Face à un danseur moins directif, je prenais le pas, inconsciemment d’ailleurs. On me l’avait reproché parfois : la femme devait se laisser guider. Alors je riais et partais danser ailleurs. Mais mon cavalier masqué devait être un leader lui aussi, assez pour que je me sente en accord, que la danse se fit naturelle, un peu défiante aussi dans la façon dont nos regards se soutenaient. Est-ce qu’il me jaugeait autant que je le faisais ?
- Tocas. Je me présentais. Puis-je connaitre le nom de celui que j’ai sauvé ?
Les masques donnaient un faux sentiment d’anonymat qui ne saurait durer éternellement. Mais pour le moment, j’avais envie de jouer. Lui aussi semblait-il. J’inclinais légèrement la tête, esquissant un sourire qui ne pouvait se voir. Les civils connaissaient assez peu le nom de Thrawn, pas plus qu’ils ne connaissaient les noms de ceux qui se battaient pour orienter le cours de la galaxie, jour après jours. Mais rien dans sa manière de bouger, de se tenir, de parler et d’observer ne pouvait encore me laisser croire que mon cavalier était un simple civil.
- Feht’oca’safis. Si vous voulez mon nom complet.
Ce nom aurait pu être le mien, la première partie était le nom de ma mère, la dernière aurait pu venir de mon grand-oncle dont mon nom, Thrace, faisait écho au sien. Peut-être que mon père avait espéré que j’hérite ainsi de sa mesure et son respect des règles. Quand à ce nom inventé.. Tocas, nusbo tocas, Gal’aad aurait sans doute compris la signification, mais qui d’autre que moi parlait le cheunh ici.
Giskar, bien sûr que je connaissais ce nom. Nous nous étions affrontés même, pas face à face, son visage demeurait inconnu. Pas sa voix. Tout comme l’était mon cavalier. En s’avançant sur mon identité puis me parlant de ce nom de la Résistance, est-ce qu’il me révélait implicitement son identité au même titre qu’il affirmait avoir la mienne. Je me contentais de sourire de nouveau, sans confirmer ni réfuter.
- Si c’est le cas et qu’il est effectivement dangereux… m'en protègerez-vous ?
Mémoire ravivée ou déformée, sa voix semblait à présent terriblement semblable à celle de mon souvenir concernant Giskar. Pourtant, nous dansions toujours. La guerre, ce n’était jamais que cela, une danse, des pas synchronisés sur une musique que tout le monde ne savait pas toujours entendre, des mouvements qui se rectifiaient sans cesse en fonction de celui d’en face. Giskar ou non, l’homme était un guerrier, j’en avais l’absolue certitude à présent. C’était sans doute pour cela que nos gestes s’accordaient si bien.

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Message Re: Masquerade - Thrace    • Jeu 18 Mai - 16:07    




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Diar & Thrace
Elle offrait son nom comme une chose dérisoire, quand bien même Diarmuid avait sous-entendu savoir l'importance qu'ils pouvaient posséder dans sa culture. Intéressant... Et l'homme l'accueillit d'un léger hochement de tête, comme un dieu, une libation. Autour d'eux, d'autres couples qui dansaient, qui tournoyaient....
Tocas, à cela Gal'aad aurait répondu “Ces lumières brillent dans ton regard”, et cela était vrai peut-être. Humain, coeur de pierre, lorsqu'il parlait cette langue par trop éloigné de la sienne, le chevalier le faisait avec la douleur d'un poète mais poète, Diarmuid ne l'était...
Quelque chose en lui aimait énigmes et manipulations, en particulier lorsqu'il se sentait lui-même manipulé. Le Premier Ordre d'un côté, lui de l'autre, dans une pièce où l'on partageait le pain et le vin dans les règles les plus primaires de l'hospitalité.... Les jumeaux les ayant convié à venir attendaient d'eux une bataille certainement, physique, psychologique, peu importe, pour les mettre à l'épreuve et comprendre ainsi quel camp rejoindre. Pour l'un comme pour l'autre, les timides séductions envers l'Ordre comme la Résistance étaient manipulation, de même que cette rivalité entre eux certainement. Accorder l'hospitalité aux deux camps, permettre à l'un de prendre l'avantage sur l'autre, c'était -et peu importe le vainqueur de cette soirée- obliger le camps dominant à devenir l'obligé des jumeaux, au moins pour un temps.
Il fallut à peine une minute à Diarmuid pour le comprendre, l'accepter. Qu'il en soit ainsi alors : à lui de dépasser ce qui s'annonçait comme un pacte avec un diable gémellaire, pour retirer de cette soirée quelques profits en plus de sa vie propre.

”Pour cette soirée je serai Sir Stoneheart je suppose...”

Se moquait-il? Certainement. Rires des conventions était une première manière de s'en jouer, et dans le regard de Diarmuid brûlaient bien des feux étrangers.
Il écrasait les politesses, les convenances, d'un pas impitoyable. Il guidait également la femme contre lui obligée de danser au rythme de son ombre désormais.

”Cela dépend... Avez-vous quelque chose à craindre de lui ou bien la justice serait-elle pour vous de tomber entre ses griffes?”

Tout cela sans jamais se départir de son sourire aimable comme de bien entendu. Les masques étaient inutiles ou presque, qui ici se souvenait de son visage, maculé par la terre des forêts et la boue des batailles? Qui ici avait jamais vraiment pris la peine de le regarder dans les yeux? Il était ombre et fantasme de danger, homme multiple aux visages changeants peut-être, et quelque chose de sa propre nature sembla lui échapper un peu alors.

”Mais je me montre cruel et fort peu civilisé d'effrayer ainsi une dame.... Vous féliciterez quiconque a par ailleurs conçu cette robe pour vous, on remarque fort peu la cache pour la vibrolame dessus...”

Le rythme de la musique changeait, plus lent, plus doux, sensuel presque. Ils dansaient toujours, d'autres couples avaient abandonné, pas tous. Lentement, Diarmuid porta la main à son visage, détachant le masque, offrant se traits durs, marqués au couteau de noblesse -et n'était-il pas un enfant de l'Empire, lui aussi?- aux yeux de sa cavalière.

”Je n'ai que deux choses à vous demander.... Premièrement, pourriez-vous remercier votre Amiral pour moi? Sa lettre de condoléance n'avait étrangement rien de vulgaire. Bien sûr, cela fait cinq ans maintenant... Enfin, êtes vous celle pour qui beaucoup de mes amis ne reviendront plus? “

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Message Re: Masquerade - Thrace    • Lun 29 Mai - 23:06    


Masquerade
Masquerade

Même si nous les portions encore, les masques étaient tombés. Ce n’était pas clairement exprimé mais nous savions à qui nous avions affaire. Nos gestes semblaient toujours aussi harmonieux, souples et sans inimité, “Sir Stoneheart’ et moi avions pourtant quitté le monde de la danse pour celui du combat. Sa manière de guider la danse se faisait plus autoritaire et je m’autorisais quelques fioritures dans les pas témoignant de ma souplesse. Le message était clair : je jouais le jeu mais rien ne pourrait m’entraver si je décidais que cela devait cesser.
Quelque chose à craindre de lui… Il était dangereux : tout comme avec Thrawn, même si j’avais de très bonnes dispositions et les meilleures bases possibles, il me manquait l’expérience. En cela il avait été un ennemi redoutable au combat. En face à face le danger était autre, nous étions sur un espace de combat politique, les mondanités étaient un outil que je maitrisais assez mal, même si j’en connaissais au moins les danses. Manier les implicites de la pensée humaine n’était pas une chose dont j’avais à m’embarrasser au quotidien, ici je devais sans cesse décoder ce que l’autre insinuait au travers de propos métaphorique.
- La justice dépend bien trop souvent de celui qui la rend. Je n’ai pas l’intention de vérifier l’équité de la sienne aujourd’hui.
J’étais clairement plus adroite à jongler avec les commandes d’une Griffe Chiss ou avec les ordres sur une passerelle que de faire des tournures efficaces. Effrayer une dame, la tournure pouvait sembler si condescendante qu’au naturel j’aurais sans doute ricané. Mais c’était ce que j’étais censée jouer, n’est-ce pas ? La dame Chiss élégante, dans cette si jolie robe sur laquelle il fit un compliment, enfin, un faux car le but était clairement de me dire qu’il avait détecté ma dague.
- Je n’y manquerais pas.
Sous le masque, mes yeux se plissèrent avec mon sourire amusé. Il était impossible de dissimuler complètement une arme, même une petite dague comme la mienne. Un œil aguerri pourrait toujours repérer la supercherie et c’était très bien ainsi : le profane ne verrait ni l’arme ni la menace qui ne lui était pas destinée. Celui qui était en mesure de le voir devenait alors un adversaire valable. Le ton de la musique changeait et devenait plus chaleureuse alors que nous dévoilions nos cartes peu à peu. Nous nous étions identifié, il avait repéré mon arme et quittait à présent son masque. Même si je n’avais jamais vu son visage auparavant, je pu voir qu’il avait fait l’effort supplémentaire de se grimer en plus de son masque. Ses yeux maintenant libres du masque, en revanche, m’évoquèrent une autre holophoto bien plus précise que j’avais un jour vu.
Cela pouvait paraitre futile mais chez les humains j’avais tendance à accorder une attention particulière aux yeux si clairs, peut-être parce que c’était à l’opposé total de ce qui m’était familier, en tout cas je reconnaissais bien cette nuance et leur forme. Ce n’était pas systématique mais une telle ressemblance d’un organe très caractéristique indiquait bien souvent une filiation, surtout quand le reste de la physionomie suivait. Giskar… Uw… ? Qu’il évoque une lettre de condoléance adressée par Thrawn acheva de me confirmer mes doutes, non, ce n'était pas une coïncidence. A mon tour, je me défis de mon masque, même si une partie de mon visage restait toujours masqué par la compresse sur ma tempe.
- Ses regrets étaient sincères ainsi que sont les miens. J’ignore de quels amis précisément il est question mais oui, il est probable que j’en sois responsable.
La réalité de la guerre, toujours. Des amis, de la famille, des proches qui allaient un jour au combat et qui n’en revenaient jamais. Nous avions perdu quatre Sabres sur Naboo, c’était lourd à porter dans un escadron. Certains d’entre eux étaient bien plus que des pilotes pour moi, deux d'entre eux étaient Chiss, nous volions ensemble depuis Nirauan.
Nous apprenions tous très tôt dans notre carrière à être vus comme des ressources du Premier Ordre, au combat c’était ce que nous étions, sans exception. Cela n’empêchait en rien de nouer des amitiés, fraternelles parfois, presque aussi solide que ce qui me liait à Thrawn. Des amitiés brisées par les combats, par les armes de la Résistance ou par d’autres ennemis. Au nom de quoi ? Un rêve, une illusion, ce qu’ils appelaient liberté, une utopie qui ne pourrait jamais trouver sa place dans une réalité aussi vaste que celle de la galaxie. Affronter le regard de quelqu’un que mon commandement avait surement privé de ses proches était une expérience toujours singulière. Je ne le haïssais pas, c’était avec une certaine curiosité que je l’observais.
- Vous lui ressemblez. Je commentais d’ailleurs après un bref silence.
Intérieurement je calculais le temps et les gestes qui lui faudrait si d’un coup il lui prenait l’envie de se saisir de mon arme, de me menacer avec. Je doutais qu’il le ferait ici, pas devant les convives, mais ce n’était pas à exclure. Ni un geste de sa part, ni qu’il ait également une arme sur lui : les tenues pour hommes étaient bien plus adaptés au camouflage d’arme qu’une robe telle que la mienne.
- Alors, Sir Stoneheart, comptez-vous me protéger de Giskar ou me livrer à lui ? Demandais-je dans un souffle.
Le risque était réel. A quelques jours d'ici je me trouvais sur Naboo, poursuivie par un groupe de Résistants avec le but très clair de me faire captive. Les soldats en charge de ma capture m'avaient semblés peu expérimentés et le jedi qui les accompagnait avait été un désavantage que j'avais exploité contre eux. Le guerrier que j'avais devant moi, même désarmé, était bien plus dangereux que ceux que j'avais affronté.

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Message Re: Masquerade - Thrace    • Mar 30 Mai - 19:53    




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Diar & Thrace
Des chaises vides et des tables abandonnées, tout, oui tout plutôt que des lits. C'était souffrir un peu moins, ou bien s'en convaincre... Alors bien sûr, sa gorge se serra un peu, et ses yeux se durcirent aussi. Il pensa à la tristesse, la sienne, celle des autres, il pensa au vide de la mort, à cette idée capable de mettre à terre, de donner le tournis.
Ils ne dansaient plus désormais, simplement face à face. Entre eux, un cimetière aux ombres anonymes, des fantômes, des disparus, des amis. A tous ceux tombés, à tous ceux qui jamais ne se relèveraient...
A toutes les fleurs que Diarmuid avait tenu dans ses mains un jour, toutes celles qu'il avait déposé à terre ou jetées au vent sans que cela n'apaise les spectres des temps passés.
Ses yeux brillaient, le moment se figea alors, fragile comme une bulle de savon. La bulle éclata bien sûr, et ses yeux ne brillaient plus pour la simple et bonne raison qu'à présent, il pleurait.
Cela était injuste non? Tenir cette femme dans ses bras alors que quelques jours plus tôt, dans les deux camps on choisissait de mourir pour elle. Pour l'enlever comme pour la sauver...
Un instant, Diarmuid fut incapable de suivre les paroles de la Chiss. De qui parlait-elle, à qui pouvait-il bien ressembler?
Et puis des odeurs lui revinrent, comme des souvenirs. Celles des tissus propres, des uniformes amidonnés, de son père qui le prenait à part pour une discussion entre hommes.
Il avait dix ans, se sentait important mais savait. Savait qu'il n'était pas encore un homme pourtant, que cela cachait un piège...
Le général Uw -pas lui, pas à cette époque, mais son père- servit deux verres de whisky. Il en garda un pour lui, donna l'autre à son fils. Un verre d'adulte avec une dose d'adulte. Et puis ils prirent le temps de boire, son père lui expliqua comment faire et Diarmuid se souvenait s'être brûlé la gorge à la morsure de l'alcool.
Ils ne dirent pas un mot pendant un long moment, puis:
”Je suis fier de toi mon fils, de chacune des décisions que tu auras à prendre, des épreuves que tu traverseras, des chutes que tu auras mais des victoires aussi. Toutes tes guerres, y compris celles que l'on ne gagne pas... Souviens toi de cela: je suis fier de toi. C'est le seul et unique verre que nous boirons ensemble. Tu protégeras ta mère, je le sais, et tu seras fort pas pour me rendre fier parce que je le suis déjà, mais parce que tu vaincras.”

Mon père...

Le présent, les yeux de Thrace dévoilés eux aussi, les couples qui dansaient et eux, eux immobiles. Lui avec ses larmes, elle avec son silence...

Il tenait votre grand père en haute estime... A dire vrai il a longuement hésité entre m'envoyer au loin ou me confier à lui. Il a du se souvenir que le respect n'était apparemment pas réciproque...

Amertume pour son père, son père qui était mort seul, le coeur déchiré par l'absence lui aussi.

Protéger? Je ne sais qu'attaquer, madame...

Et, sans un mot, il la lâcha, traversant la foule jusqu'à quitter la salle. Dans les jardins, le vent frais lui fit du bien. Il n'avait pas récupéré son masque, peut-être celui-ci se faisait-il briser, piétiner en cet instant précis, qu'importe.
Il enleva la veste de son smoking, l'attachant à un arbre. Il détacha ses bretelles aussi, tout pour se permettre une meilleure liberté de mouvements, défit les quelques boutons du col.
Se battre à nu ainsi, Diarmuid n'en avait pas peur. D'autres solutions existaient, il les cherchait encore, par delà son coeur.


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Message Re: Masquerade - Thrace    • Sam 3 Juin - 10:58    


Masquerade
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Je le regardais s’éloigner, en proie à un dilemme. Devais-je le suivre et me battre pour l’honneur et lui prouver mon respect ou juste écouter la voix de la prudence qui me rappelait que j’avais essuyé quelques blessures récemment et que je ferais mieux de juste quitter cette fête. Je ne pensais pas être capable de le battre mais ça ne me ressemblait pas de refuser un combat perdu d’avance, pas tant qu’il n’impliquait que moi.
Seulement je n’étais plus la gamine inconsciente que j’avais été autrefois, les risques j’en prenais toujours pourvu qu’ils soient utiles. Qu’est-ce que j’avais à gagner en acceptant de suivre ce Résistant et le combattre si ce n’est la satisfaction. J’étais seule, je pouvais appeler du renfort et tenter une capture si je parvenais à le battre, mais en faisant cela je perdrais alors le soutien de mon hôte alors que le but premier de ma présence était politique. Du plus profonds de mes instincts chiss, j’avais été provoquée au combat et je me devais de répliquer, mais ça s’arrêtait là : ce n’était pas mon territoire que je devais protéger, il n’y avait même rien à protéger, je ne gagnerais rien d’une victoire et la défaite était bien plus probable. Quel honneur et quel respect gagnerait-il à me vaincre, c'était gagné d'avance : j’avais éprouvé sa force pendant la danse, il me maîtriserait sans peine et je ne pouvais miser que sur mes réflexes et ma rapidité. Dans mon état normal j’aurais pu avoir le dessus de cette manière mais pas si peu de temps après la bataille de Naboo, pas alors que j’étais tiraillée par la fatigue, blessée à la tête quelques jours avant et pas encore remise de la perte de sang de mes blessures. Pas en tenue de bal avec pour seule arme ma vibrolame que je ne gardais qu’en cas d’extrême nécessité.
Un combat où je partais clairement perdante et dont je ne gagnerais rien dans la victoire. Et lui, qu’y gagnerait-il sinon l’exutoire d’avoir mis à genoux l’enfant de son ennemi ? Au mieux, il me capturerait lui-aussi, c’était sans doute la pire chose qui pourrait m’arriver que de finir otage. Je l’observais se préparer au combat dans le jardin pendant que je restais à la porte, les bras croisés, cachant soigneusement le frisson glacé qui m’avait parcouru et les échos de lointains souvenirs. Plus jamais je ne me laisserais capturer, je préférais mourir sur le champ…
- Je n’ai pas l’intention de me battre, Monsieur. Dis-je calmement mais fermement, tout en retournant à l’intérieur.
De nouveau dans la foule, j’actionnais discrètement un bouton sur l’arrête de mon comlink : le signal que je devais envoyer à intervalle régulier. J’avais prévenu mon hôte en arrivant que pour ma sécurité j’avais une petite équipe aux abords de la planète qui ne devait intervenir qu’en cas de besoin critique, autrement dit si le signal n'était plus envoyé. Alors, mondanité ou non, ils viendraient me sortir de là. Je n’aimais pas ce procédé, je n’avais jamais aimé avoir des gens assigné à ma protection, mais je n’avais pas le choix, je ne pouvais prendre le risque de minimiser celui que représentait un Résistant décidé à m’attaquer, si ce dernier n’acceptait pas mon refus du duel.
Je pris un verre sur un plateau qu'on me présentait, puis après une brève hésitation en pris un deuxième pour retourner vers le jardin.
- J'ai pensé que vous aimeriez un rafraîchissement. Déclarais-je le plus naturellement du monde en revenant en vue de Giskar. Je tendis l'une des flutes vers lui avant de la poser sur une table et de porter la mienne à mes lèvres.

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Message Re: Masquerade - Thrace    • Mer 7 Juin - 15:32    




Face to Face, my lovely Foe

Diar & Thrace
”Dans certaines cultures du désert, Madame, on ne boit et ne mange qu'en compagnie de ses amis...”

Un Chiss pouvait-il seulement comprendre l'amitié? Diarmuid se souvenait d'ouvrages présentant différentes races extra terrestres par la géographie de leurs cerveaux. Le but était de montrer que malgré les morphologies différentes, les frontières et les différences, peu importe l'ethnie, hommes et aliens étaient tous capables d'empathie. Tous, oui, sauf une race peut être... Les chiss.
Un coeur, des sentiments, tout cela l'homme ne voulait les offrir à Thrace. C'était trop à porter, trop de douleur, trop de pardon aussi, il ne le pouvait pas.
Cela serait se tuer lui-même...
Et ses yeux flambaient alors, de désespoir bien sûr, d'intelligence aussi. Pourquoi lui, pourquoi avait-il à supporter tout cela lorsque d'autres hommes avaient succombé à la folie comme une délivrance, eux?
Fou, jamais Leia n'accepterait cela de lui. Leia, Sehrin aussi, et chacun de ses amis. Il en avait, bien sûr qu'il en avait... Une bouteille de vin que l'on partage, ce genre de choses.
Que pouvait-il faire, là, maintenant, enivrer cette femme? La saouler et...mais pouvait-elle seulement l'être?

”Nous nous battons déjà, cela a commencé il y a des années...”

Il n'était qu'un homme, Diarmuid, n'avait aucun pouvoir hélas. Il aurait détruit des mondes sinon, pour ne plus leur permettre d'exister alors que sa femme n'était plus. Des mondes et des soleils, pour cela, oui juste pour cela, il acceptait le chaos. Que ne reste que la lune alors sous laquelle hurler chagrin et désespoir.
Idioties...

Il y avait une pierre d'une taille respectable, avec un soupir le Général prit le temps de s'asseoir dessus. Il n'était pas vieux, il avait vécu, cela était tout. Personne ne faisait attention à eux, un vent froid soufflait entre les allées des jardins, les robes des dames étaient trop léhgères pour le supporter, quant aux hommes...Ils préféraient leur confort eux aussi. Accrochée aux branches, la veste de smoking se balançait comme un fantôme impatient d'emporter avec lui les âmes des damnés.
Et les étoiles brillaient, trop hautes, trop lointaines. Elles avaient toujours eu l'éclat des yeux de Shirakz, mais le fait qu'une autre femme lui fasse face à cet instant précis était comme contre-nature.

” Vous détestez qu'on vous touche, n'est-ce pas? Tortures?”

Parler, parler pour ne pas sombrer encore plus. Pour étancher sa soif de corps, de contact, d'humanité, tout ce qui peuplait son deuil solitaire pour faire battre un coeur meurtri. Les embrassades, les étreintes, les femmes qui passaient, qu'il n'oubliait pas, qui n'étaient pas Elle encore une fois.
Lentement, Diarmuid étendit son bras, dévoilant une cicatrice vieille, pâle, rose, mais tout autant boursouflée. Quelque chose pour définir son corps comme incomplet, non pas par l'absence d'un membre mais parce que cette blessure lui avait retiré un jour quelque chose dans les yeux aussi, quelque chose dans le coeur.

”On arrête jamais d'entendre les cris dans sa tête, quand on a connu la torture... Ils ne cessent qu'à un seul moment à vrai dire: quand on devient bourreau soi-même. Ca, ou bien le sexe”

Et ses yeux se posèrent sur la Chiss un peu plus. Il y avait des menaces dans ses mots, bien sûr qu'il y en avait. Au delà même de la noblesse, Diarmuid n'avait rien à perdre, surtout pas face à un ennemi. Qu'elle soit une femme ne changeait rien.
Il n'aurait pas fallu tuer son coeur il y a cinq années de cela...

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Message Re: Masquerade - Thrace    • Dim 18 Juin - 22:55    


Masquerade
Masquerade

- Alors soyons amis ce soir, c’est ce qu’attendent nos hôtes.
Une amitié feinte, comme toutes les amitiés présentes en ces lieux sans doute. Tout était factice ici, c’était pour ça qu’ils se cachaient sous des masques. Giskar et moi étions les seuls à nous être démasqués et avec notre opposition mutuelle, nous étions les seuls à être authentique. Pourtant la guerre ne pouvait pas s’inviter ici, c’était une scène de théâtre, la réalité n’avait rien à y faire. Mais lui pourtant forçait la réalité à s'immiscer, en évoquant ma réticence au contact.
Je n’avais jamais beaucoup aimé le contact et ce depuis toujours, mais c’est vrai, un événement avait largement aggravé ce trait. Avant, je n’aimais pas mais j’avais dû m’y faire, surtout parce que les humains brisaient cette frontière bien trop souvent, se fichant de savoir si cela nous mettait mal à l’aise ou non. Mais depuis les Vagaaris… Il m’avait fallu longtemps pour tolérer la moindre proximité. Les réflexes restaient ancrés.
- Oui. Dis-je simplement, d’un ton coupant comme la glace, définitif.
Ce mot, je ne l'employais jamais, pas même en pensée, jamais pour décrire ce que j’avais vécu. La dernière barrière avant de guérir peut-être. C’était l’avis de mes proches en tout cas : parvenir à en parler clairement, explicitement, sans périphrases ni esquives. Les cauchemars s’espaçaient, remplacés par d’autres. Je m’étais habitués aux marques et désormais je pouvais même espérer piloter de nouveau, un jour. Mais l’impact mental, les échos, les associations d’idées et d'images soudaines…
Peut-être que je n’en guérirais jamais. C’était ainsi, je ferais avec comme je faisais ces dernières années. Peut-être que je ne pourrais jamais dire ce mot. Peut-être que les souvenirs se mélangeraient toujours aux craintes pendant mes nuits troublées, celles où je voyais Csilla attaquée par nos propres alliés. Une part de moi était comme morte mais ce n’était même pas une vraie mort. La vraie mort était définitive et inéluctable. Cette part de moi était toujours piégée là-bas, dans cette cellule, attachée, les poignets meurtris par les chaînes, les os et l’âme brisée, la peau et la dignité en charpie… Elle était restée là-bas et moi je vivais toujours, plus tout à fait la même. Peut-être plus forte, ou plus faible, différente dans tous les cas. Moi, j’avais avancé mais elle resterait toujours là-bas. Elle resterait toujours un peu moi.
Non, les cris ne se taisaient jamais. Je terminais mon verre que je posais à côté de l’autre.
- Je préfère le sexe, et de très loin.
Le verre que j’avais apporté pour lui, il n’y avait pas touché, alors je le repris et bu après un vague haussement d’épaule. S’il y avait pu avoir la moindre suspicion d’empoisonnement, elle devrait être écartée. C’était lui qu’il punissait après tout, cette boisson était particulièrement bonne.
- Mais est-ce une proposition ? Une menace ? Demandais-je avec un haussement de sourcil en reposant le verre.
Je m’approchais un peu tout en gardant une distance prudente, flottant dans cette robe dans laquelle je me sentais plus costumée qu’habillée. Cet humain attisait ma curiosité : je reconnaissais dans cet échange assez curieux et d'apparence imprévisible certains schémas que j’avais déjà remarqué quand nous nous étions affrontés. J’avais perdu la dernière fois, cela révélait la nécessité d’en apprendre plus sur lui, de le comprendre. Même si son nom de code n’apparaissait plus de nos registres, il était vraisemblablement toujours à la Résistance. Ne plus en entendre parler ne voulait pas dire que son influence n’existait plus, la preuve : il était là.
- C’est cela votre stratégie avec les dames ? Montrer vos cicatrices, les inviter à venir faire taire les cris. Après, en privé, vous racontez vos exploits, vos faits d’armes et vos peines. Vous aussi, vous avez toute une histoire à raconter pour chaque marque. Je ne plaisantais qu’à moitié, mais c’est par pure légèreté que je poursuivis d'un air curieux, la tête inclinée, les sourcils froncés. Et ça fonctionne ? Il faudrait que j’essaye à l’occasion.
Ce qui avait assez peu de chance de fonctionner, mes partenaires occasionnels étaient plus proche de l’humain que j’avais face à moi, combattants, marqués par les guerres, que du civil impressionnable qui pourrait croire en l’histoire de la jeune fille fragile et blessée. James m’aurait sans doute ri au nez face à une telle tactique. Je souris, pas à Giskar mais à entendre dans ma tête le rire de ceux qui me connaissaient, ces rires qui parvenaient à chasser les cris, parfois.

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